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Les Affaires étrangères savaient

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) avait été averti en 2001 déjà de possibles irrégularités à l'ambassade de Suisse au Pakistan. Mais il n'a pris aucune mesure, a reconnu Micheline Calmy-Rey hier devant le Conseil des Etats.

28 sept. 2006, 12:00

«J'ignore pourquoi il n'y pas eu de réaction à cette alerte donnée par l'Office fédéral de la police», a déclaré la conseillère fédérale, qui n'était pas encore en place à l'époque, le DFAE étant alors dirigé par Joseph Deiss.

Micheline Calmy-Rey a dû s'expliquer une nouvelle fois sur l'affaire des visas délivrés en échange de faveurs sexuelles ou contre paiement à l'ambassade d'Islamabad en réponse à une interpellation de Maximilian Reimann (UDC/AG).

Expert de police norvégien

Autre couac: l'avertissement donné par un expert de police norvégien en octobre 2005 n'a jamais été transmis à Berne. L'agent avait informé le chef de la chancellerie de l'ambassade suisse au Pakistan. Ce dernier, responsable du secteur des visas, avait procédé à un contrôle «sans informer ni son supérieur, ni la centrale à Berne», a expliqué Micheline Calmy-Rey. Il a fallu attendre mars dernier pour que l'affaire éclate au grand jour à la suite d'une série d'investigations.

D'ailleurs, les trois enquêtes disciplinaires à l'encontre de l'ambassadeur à Islamabad en fonction au début de l'année, de son prédécesseur et du chef de la chancellerie sont toujours en cours. / ats

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