Le sort des criminels étrangers et des riches contribuables soumis au peuple

Le sort des criminels étrangers et des riches contribuables sera tranché aujourd'hui dans les urnes. Les premiers risquent l'expulsion systématique à cause d'une initiative populaire de l'UDC tandis que les nantis devront payer plus d'impôts si le peuple accepte une initiative du PS.

09 déc. 2010, 07:22

Donnée gagnante selon les sondages, la proposition de l'UDC a dominé la campagne de ces votations fédérales. Son score est aussi attendu que celui du contre-projet direct proposé par le Parlement.

L'UDC veut expulser les meurtriers, les violeurs, les trafiquants de drogue ou encore les étrangers ayant abusé de l'aide sociale. Le contre-projet soutenu par le centre-droit et une minorité socialiste  lie le renvoi à la sévérité de la peine et insiste sur le respect des droits fondamentaux. Un volet sur l'intégration des étrangers n'a pas suffi à amadouer toute la gauche.

Contre la sous-enchère fiscale

Le PS s'est battu pour son initiative pour des impôts équitables dont les chances restent ouvertes. Il veut empêcher les cantons de faire de la sous-enchère fiscale pour attirer les riches contribuables. Le texte prévoit de taxer à au moins 22% les revenus imposables supérieurs à 250'000 francs par an et à 5 pour mille les  fortunes de plus de deux millions de francs.

Leurs autorités fiscales se montrant déjà plus gourmandes, les contribuables romands et tessinois ne devraient pas voir leur facture grimper. Seize cantons et diverses communes alémaniques devraient en revanche accroître la ponction fiscale sur leurs riches contribuables. Plusieurs industriels ont menacé de quitter la Suisse si le peuple accepte le texte. /ats