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Le PS zurichois veut la mort de Dignitas

13 nov. 2007, 12:00

Les pratiques controversées de Dignitas continuent de faire des remous. Hier, le PS zurichois a exigé que l'association d'aide au suicide cesse immédiatement ses activités. Le gouvernement cantonal espère de son côté que la Confédération se décidera enfin à légiférer.

Lors de la séance du Grand Conseil, le PS a déclaré que Dignitas «violait les principes éthiques fondamentaux de notre société avec sa pratique actuelle». Se référant aux récents cas d'assistance au suicide sur un parking, il a accusé l'organisation «d'utiliser des personnes gravement malades pour faire pression sur la société».

Les socialistes ont aussi exigé que le Conseil fédéral «agisse enfin»: «Celui qui aujourd'hui prétend encore qu'il n'est pas nécessaire d'agir se rend moralement complice.»

Le gouvernement zurichois attend lui aussi que le Conseil fédéral se décide maintenant à légiférer, ce qu'il a refusé de faire jusqu'à présent, estimant que la législation actuelle suffisait à combattre les abus. «Nous espérons beaucoup que Christoph Blocher changera d'avis», a souligné le secrétaire général du Département cantonal de justice et police, Christian Zünd.

Si ce n'est pas le cas, le Conseil d'Etat zurichois mise sur la pression des Chambres fédérales, qui tiennent leur prochaine session en décembre, pour faire bouger les choses. Deux motions sont pendantes, a rappelé Christian Zünd.

En dernier recours, le gouvernement zurichois tentera de convaincre la Conférence des directeurs des départements cantonaux de justice et police de s'entendre sur des lignes directrices contraignantes pour les organisations d'aide au suicide. Cela fait peu de sens que Zurich légifère seul, a expliqué Christian Zünd. Car si Dignitas ne peut plus pratiquer comme elle l'entend dans ce canton, elle partira ailleurs, a-t-il jugé. Et le problème se reposera dans un autre canton.

Le Département zurichois de justice et police a déjà élaboré des standards minimaux, que les organisations d'aide au suicide s'engageraient à respecter sur une base volontaire. Toutefois, tant Dignitas qu'Exit ont rejeté ces propositions. De nouvelles discussions doivent avoir lieu en décembre, mais les autorités cantonales ne pensent pas qu'elles déboucheront sur une solution. / ats

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