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Le «oui» aurait pu être plus net

Une mauvaise compréhension de l'initiative anti-OGM et de la révision de la loi sur le travail empêche un taux d'acceptation plus prononcé L'acceptation de l'initiative anti-OGM et de la révision de la loi sur le travail le 27 novembre aurait pu être plus nette. Une partie des votants n'a pas entièrement compris les enjeux, révèle une analyse VOX réalisée sur le base de 1017 personnes par l'Institut de recherche gfs.bern et publiée hier.

22 janv. 2006, 12:00

Quelque 55,7% des votants ont dit «oui» à l'initiative contre les organismes génétiquement modifiés (OGM). Or, le résultat aurait pu être plus net si une partie des votants n'avait pas cru qu'un «non» signifiait un refus du génie génétique.

En effet, 13% des votants qui ont glissé un «non» dans l'urne n'ont pas voulu repousser l'initiative, mais le génie génétique. Ils auraient donc dû inscrire «oui» sur leur bulletin de vote. Cette erreur n'a toutefois pas eu d'incidence sur le résultat. Le même phénomène s'est produit avec la votation sur la révision partielle de la loi sur le travail, qui n'a passé que de justesse (50,6%). Les votants étaient bien informés, relève l'analyse VOX. Ils savaient que cette révision concernait la libéralisation de l'ouverture dominicale des commerces dans les gares et les aéroports.

Reste qu'une personne sur huit s'y est opposée, jugeant que le statu quo était satisfaisant et qu'un nombre suffisant de magasins étaient déjà ouverts le dimanche. Or, le statu quo n'était possible qu'en cas de «oui», faute de quoi certains commerces situés dans les gares et les aéroports auraient dû fermer.

L'influence des partis a par ailleurs été inégale. Le PS, favorable à l'initiative anti-OGM et au référendum sur la révision de la loi sur le travail, a mieux mobilisé ses sympathisants que les trois partis bourgeois. Dans le cas de l'initiative, le PS et le PRD ont été suivis par une majorité des leurs. Seule la moitié des sympathisants de l'UDC et du PDC s'est conformée aux mots d'ordre.

L'attitude par rapport au système économique est l'élément qui a le plus influencé le comportement de vote. Les sondés favorables à l'intervention de l'Etat ont soutenu l'initiative anti-OGM, tandis que ceux qui privilégient l'économie de marché s'y sont opposés.

Motivationi religieuse

L'élémemt religieux a davantage joué que le conflit gauche-droite dans le référendum lancé par les syndicats. Rejeté par 79% des chrétiens très pratiquants, l'objet a été accepté par 61% des non-pratiquants. Il a aussi été soutenu par 62% des personnes favorables à l'économie de marché et refusé par 71% de celles qui veulent la réguler. / ats

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