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Le guide de rafting est innocenté

Un guide de rafting a été innocenté mercredi dans le procès ouvert suite à un accident mortel d'une écolière zurichoise en 2007 près de Gstaad (BE).

25 juin 2014, 16:29
ZUM PROZESS GEGEN EINEN RIVERRAFTING-GUIDE STELLEN WIR IHNEN FOLGENDES SYMBOLBILD ZUR VERFUEGUNG - In this photo taken on Saturday, Feb. 21, 2009, village children watch a raft head into a rapid on the Kameng River in remote eastern India. Nach dem toedlichen Unfall einer Zuercher Schuelerin auf einer Riverrafting-Tour 2007 bei Gstaad (BE) ist am Mittwoch ein Riverrafting-Guide von einem Gericht freigesprochen worden. Der 47-jaehrige stand wegen des Vorwurfs der fahrlaessigen Toetung vor Gericht. Das Regionalgericht Berner Oberland in Thun kam zum Schluss, es sei nicht erwiesen, dass der gebuertiger Ire seine Sorgfaltspflichten verletzt habe. (AP Photo/ Arthur Max)

La famille de la jeune fille décédée lors d'une sortie rafting en 2007 a été consternée par le jugement délivré par le tribunal de première instance. Le guide de 47 ans était accusé d'homicide par négligence, il a été innocenté mercredi.

L'avocat n'a pas caché son indignation et a immédiatement annoncé un recours, alors qu'il se trouvait encore dans la salle du tribunal.

Si ce cas n'est jugé que sept ans après les faits, c'est notamment parce que d'autres personnes se sont retrouvées sur le banc des accusés, comme l'organisateur des tours en rafting ou l'enseignant qui accompagnait la classe. La famille s'est vainement battue jusque devant le Tribunal fédéral contre le classement de ces dossiers.

Les faits remontent à juillet 2007. Une classe de Regensdorf (ZH) descendait la Sarine près de Saanen (BE) en direction de Château-d'Oex (VD). Les 13 élèves, cinq enseignants et trois guides étaient répartis dans trois embarcations.

Un des zodiacs a été bloqué par un rocher. Un second l'a percuté, faisant chuter dans l'eau sept écoliers, dont la victime, âgée alors de 15 ans, et un guide.

Le gilet de sauvetage de la jeune fille s'étant pris dans une branche, elle n'a pas pu s'extraire des flots. Le guide a finalement réussi à couper le gilet et à sortir l'écolière de l'eau. Réanimée, elle a été héliportée à l'hôpital de l'Ile à Berne où elle est décédée trois jours plus tard.

Une question d'écart

Au centre du procès, une question: l'écart entre les deux embarcations était-il assez grand? Le tribunal régional de l'Oberland bernois à Thoune a répondu en estimant qu'il n'était pas prouvé que le guide n'avait pas respecté ses obligations.

L'accusé a expliqué aux juges avoir vu comment le premier zodiac avait soudainement dévié. Il a craint que l'embarcation soit poussée par le courant contre les rochers et qu'elle chavire. Il a alors décidé de poursuivre et de s'arrêter en aval du canot en difficulté, afin de pouvoir réceptionner les élèves qui seraient tombés à l'eau.

Or, le premier zodiac n'a pas chaviré comme le guide s'y attendait. Il est resté coincé contre les rochers et a bloqué le passage. L'embarcation du guide n'a pu l'éviter et a chaviré.

Distance à évaluer

Pour l'avocat de la famille de la victime, les déclarations du guide ne sont que "de pures allégations". L'homme n'avait tout simplement pas gardé suffisamment de distance entre les zodiacs.

Le juge Jürg Santschi a remarqué qu'il n'existe pas de règles fixes concernant les distances. Elles doivent au contraire être évaluées par le guide en fonction de la situation.

D'après les déclarations du second guide, la distance entre les deux embarcations était plutôt trop grande que trop faible, puisqu'il avait dû ralentir son canot afin de réduire l'écart entre les deux bateaux.

Au final, la distance exacte ne peut plus être établie, a relevé le juge. Dans cette situation, "le doute doit profiter à l'accusé" et innocenter ce dernier. La cour estime également plausible la décision que le guide accusé a prise. Les experts avaient également jugé cette explication vraisemblable.

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