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Le fondateur pourrait être emprisonné

Le Ministère public vaudois a requis hier des peines de prison ferme contre les deux principaux responsables d'Appel au peuple. Il a réclamé deux ans de réclusion pour calomnie contre Gerhard Ulrich, le fondateur de cette association, qui dénonce les prétendus dysfonctionnements de la justice, et 18 mois contre Marc-Etienne Burdet.

11 nov. 2006, 12:00

Le substitut du procureur, Eric Mermoud, a dénoncé les méthodes «détestables» d'Appel au peuple. Ses responsables ont mené de «véritables campagnes de harcèlement, n'hésitant pas à qualifier avocats et magistrats de rapaces, de charognards, de corrompus et d'incompétents», a-t-il argumenté.

Méthodes terroristes

Des méthodes qui s'apparentent au terrorisme et qui tendent au meurtre social des professionnels incriminés, a estimé le substitut. Ce dernier a notamment mis en évidence le dommage économique enduré par certains avocats qui ont perdu des clients et leur souffrance morale.

Maître à penser de l'association, Gerhard Ulrich doit être reconnu coupable de calomnie qualifiée, a expliqué Eric Mermoud. Cet homme «haineux» connaissait la fausseté de ses allégations et a agi par vengeance.

Le réquisitoire s'est déroulé en l'absence des deux principaux accusés. Appel au peuple a par ailleurs fait savoir hier que Gerhard Ulrich avait été hospitalisé durant la nuit, victime d'un infarctus. Le verdict est attendu dans 15 jours. / ap

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