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Le Conseil National ne veut pas des civilistes dans les écoles

Des Suisses en service civil pour surveiller les récrés et donner un coup de main aux devoirs? L'idée peut paraître intéressante, mais le Conseil National n'en veut pas.

05 mai 2015, 17:35
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Les civilistes ne devraient pas jouer les "pions" dans les écoles. Par 94 voix contre 82, le National a refusé mardi cette possibilité d'affectation. La majorité de droite a craint qu’une telle extension serve à la longue à combler le manque de personnel enseignant.

Pour faire face au nombre croissant de civilistes, le Conseil fédéral proposait de permettre aux civilistes de surveiller les récréations et donner un coup de main lors des devoirs, pendant les repas, à la conciergerie ou en période de camps scolaires. Les cantons et les communes seraient libres de faire ou non appel à eux dans ce domaine.

Les civilistes ne remplaceront pas les enseignants, a assuré le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann. Et, comme dans tous les autres domaines d'activité du service civil, les affectations dans les écoles ne devraient pas provoquer de distorsions sur le marché.

Cette extension est inopportune, a néanmoins affirmé Marco Romano (PDC/TI). Les enseignants n'ont pas besoin d'assistants. Ils ne peuvent pas déléguer certaines tâches, comme corriger les copies.

Que feront alors ces jeunes hommes à longueur de journée dans les écoles, surtout lorsqu'il n'y a pas cours, s'est interrogé le Tessinois, qui préfère se tourner vers des bénévoles, les parents ou des chômeurs. Et si la majorité des cantons salue cette extension, c'est qu'ils pourront faire des économies, a ajouté Thomas Hurter (UDC/ZH).

La proposition du Conseil fédéral a été soutenue par la gauche, les Vert'libéraux et le PBD. Pour certains, elle permettra aux enseignants de se concentrer sur les activités pédagogiques. Les civilistes peuvent déjà intervenir en milieu scolaire, dans les écoles dites d'intégration, a souligné Aline Trede (Verts/BE).

Et de citer l'exemple de cours de gymnastique à Zurich. L'expérience est bonne autant pour les enseignants que pour les élèves, a plaidé la Bernoise. Et d'affirmer que ce serait un plus que de multiplier les référents masculins dans un monde très féminin.

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