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Le Bureau du National temporise

21 sept. 2007, 12:00

Le fer étant toujours brûlant, le Bureau du National ne préfère l'empoigner que la semaine prochaine. Il n'a donc pas statué hier sur les demandes de l'UDC et du Parti radical-démocratique (PRD) de tenir deux débats urgents dans la foulée de l'affaire «Bloschacher».

Les démocrates du centre ont dans le collimateur le travail de la sous-commission de gestion, tandis que le PRD veut parler des problèmes de séparation des pouvoirs que suscitent la question de la subordination du procureur de la Confédération et son indépendance.

La timidité du Bureau ne surprend qu'à première vue. En fait, seule l'UDC a intérêt à ce que toute l'affaire fasse débat sous la Coupole. Le PRD, le Parti démocrate-chrétien (PDC) et le Parti socialiste (PS) souhaiteraient plutôt oublier le cauchemar qu'ils ont vécu ces dernières semaines.

Ces partis tablent donc sur le Conseil fédéral qui doit se pencher aujourd'hui sur la question de la subordination du Ministère public de la Confédération (MPC). Christoph Blocher avait mis ce dossier à l'ordre du jour le 5 septembre. Mais devant l'imminence de la publication du rapport de la commission de gestion sur les circonstances qui ont entouré la démission du procureur de la Confédération Valentin Roschacher et les révélations autour du «complot» contre ce dernier, le gouvernement a préféré repousser la discussion.

Aujourd'hui, le Conseil fédéral va probablement mettre fin au rêve de Christoph Blocher de subordonner le MPC entièrement à son département. Il n'est par contre pas encore clair quel sera son choix définitif. Il peut soumettre le MPC au Tribunal fédéral, mais beaucoup estiment que ce choix ne serait pas beaucoup plus heureux. Plus original, l'idée de créer un Conseil supérieur de la magistrature, comme il en existe par exemple au Tessin

Dans la foulée, les radicaux pourraient retirer leur demande de débat urgent, estimant que les décisions du Conseil fédéral rendent cette affaire caduque. Reste le débat demandé par l'UDC. Ici, le Bureau pourrait arguer du fait que les démocrates du centre ont déjà posé l'essentiel de leurs jalons durant l'heure des questions, qui aura eu lieu lundi après-midi, et refuser l'urgence.

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