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Le budget 2011 est moins déficitaire que prévu

L'état des finances fédérales est plutôt bon, même si le budget 2011 prévoit encore un déficit de 600 millions. Il s'agit d'un effet retard dû à la crise. Mais Hans-Rudolf Merz insiste sur la nécessité d'approuver son (dernier) plan d'économies.

25 juin 2010, 12:02

«En un an, la situation budgétaire de la Confédération s'est sensiblement améliorée», a constaté hier Hans-Rudolf Merz. Mi-2009, au paroxysme de la crise économique, il prévoyait pour 2011 un déficit de 2,4 milliards. Dans l'intervalle, la crise a fait place à une embellie conjoncturelle. Le budget 2011, tournant autour de 62 milliards, devrait se solder par un déficit ramené à 600 millions. La dette brute, qui avait fondu de 11 milliards l'an dernier, ne devrait guère remonter à plus de 111 milliards.

Mais il s'agit du budget ordinaire. S'y ajoutent des dépenses extraordinaires pour 2 milliards: contribution à l'assainissement de la caisse de pension des CFF (1,1 milliard) et versement unique au fonds d'infrastructure des transports (850 millions). Dans les deux cas, le Parlement devra donner son accord. De même que pour le programme de consolidation (ce sera le dernier exercice d'assainissement, promet le grand argentier), qui devrait être appliqué partiellement en 2011 et pleinement ensuite.

Devisé à 1,5 milliard d'allégements, ce programme de consolidation est indispensable, dit Hans-Rudolf Merz, si l'on veut pouvoir respecter le frein à l'endettement (compenser les dépenses dépassant les recettes dans une limite de temps). Il faut en intégrer certains éléments au budget 2011. Le reste, fait de mesures découlant d'un réexamen des tâches, peut attendre 2012. C'est d'ailleurs ce que réclamait le Parlement: ne pas devoir adopter ce programme dans l'urgence.

C'est que la plupart des économies qu'il contient soulèvent des oppositions. Toutes, admet même le patron des Finances, «ce qui prouve que le paquet est équilibré». Certaines corrections mineures y ont déjà été apportées, mais trois morceaux, bien que très contestés, doivent être maintenus, estime-t-il. Il s'agit de supprimer la contribution de 13,4 millions à Swissinfo (ex-Radio Suisse internationale), de privatiser le Haras national d'Avenches et de réduire les indemnités au trafic régional (lire l'encadré). /FNU

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