Lausanne: deux pétitions en soutien à Uber

Deux pétitions ont été lancées pour soutenir la présence de la société Uber à Lausanne, l'une par des proches du PLR lausannois, l'autre par le PDC.
07 août 2015, 15:31
L'arrivée d'Uber en Suisse romande ne plaît ni aux taxis traditionnels, ni aux autorités politiques.

Communiquée mardi, la décision de geler les ambitions d'Uber sur le territoire lausannois suscite des réactions. Deux pétitions ont été lancées, l'une par des proches du PLR lausannois, l'autre par le PDC.

La pétition "pour Uber à Lausanne" a été lancée jeudi par le président du PDC lausannois Manuel Donzé, l'un de ses deux cosignataires. Elle demande aux onze communes membres du Service intercommunal des taxis de Lausanne de réviser leur règlement. Son objectif: "soutenir des services de transports de personnes modernes dans la région lausannoise".

D'importantes améliorations sont à faire en terme de services et de prix dans la région lausannoise, relève le communiqué publié vendredi. Parmi elles, la possibilité de commander et de payer des prestations par applications mobiles, simplifier l'examen de conduite pour les chauffeurs ou encore réduire l'utilisation des centrales téléphoniques.

Mauvaise solution

Issue de milieux proches des PLR, la pétition en ligne "I am Uber friendly" circule elle depuis mardi. "Il ne suffit pas d'interdire, il faut adapter le cadre actuel manifestement dépassé, sans bloquer d'autres entrants sur le marché", a indiqué à l'ats le conseiller communal PLR Pierre-Antoine Hildbrand.

L'arrivée d'un nouvel acteur sur le marché ne peut être niée. Mais le municipal Marc Vuilleumier a choisi la plus mauvaise solution en bétonnant le statut des chauffeurs A et la centrale téléphonique, relève le conseiller communal. Le PLR va désormais consulter les milieux concernés pour discuter des possibles contours d'une nouvelle réglementation.

Mêmes conditions

Le municipal lausannois Marc Vuilleumier, président de l'Association des communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis, a annoncé mardi qu'UberPop devra se soumettre aux mêmes conditions que les taxis professionnels, faute de quoi ses conducteurs seront amendés. L'Association veut interdire l'application UberPop dans un deuxième temps.