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La Suisse est pointée du doigt pour son «climat xénophobe»

La Confédération a essuyé hier au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, à Genève, une pluie de critiques sur le traitement des étrangers et des migrants. Florilège. La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey s'est félicitée du «dialogue ouvert» engagé avec les Etats membres de l'ONU, après l'examen périodique universel, auquel la Suisse s'est soumise dans le cadre du Conseil des droits de l'homme. Les critiques ont fusé. Près d'une quarantaine de pays ont fait des remarques.

09 mai 2008, 12:00

La votation du 1er juin sur la naturalisation inquiète plusieurs pays européens, dont la Belgique, la Finlande et la Norvège. Ils se sont demandés si l'acceptation de l'initiative UDC ne serait pas «incompatible avec les obligations internationales» de la Suisse et «le respect des droits fondamentaux». Micheline Calmy-Rey a expliqué que la conformité de l'initiative avec le droit international avait été contrôlée.

Mais le «climat xénophobe» en Suisse, les «incitations à la haine raciale de certains partis politiques», les «affiches racistes» ont fait l'objet d'une foule d'interventions. Maints pays, comme la France, l'Algérie, la Jordanie, le Canada, l'Allemagne, la Slovénie - au nom de l'Union européenne - ont exprimé leur soutien au projet de créer en Suisse une institution nationale des droits de l'homme. Micheline Calmy-Rey a précisé à cet égard qu'un groupe de travail du Département fédéral des affaires étrangères planchait sur la question.

De nombreux pays, de la Colombie à Haïti en passant par l'Inde et l'Iran, ont pourtant fait part de leur inquiétude quant aux droits des migrants en Suisse, s'agissant notamment de la traite des femmes.

Les pratiques discriminatoires contre les étrangers en Suisse sont revenues sur le tapis. Le Brésil a mis en cause le plan d'action contre le racisme. L'Egypte, la Grande-Bretagne et la France, notamment, se sont prononcés pour une loi fédérale sur les pratiques discriminatoires.

Des pays africains (Sénégal, Côte d'Ivoire) ont critiqué l'«arbitraire du traitement des dossiers des demandeurs d'asile». La Chine et les Pays-Bas ont insisté sur la nécessité de renforcer les droits des femmes. Ces recommandations seront synthétisées dans le rapport préparé par trois pays, l'Uruguay, l'Afrique du Sud et le Pakistan, rapport dont l'adoption est prévue mardi. / BLE-ats

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