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La Suisse au Conseil de sécurité en 2020

11 sept. 2007, 12:00

Depuis son entrée aux Nations unies le 10 septembre 2002, la Suisse a trouvé ses marques. Berne veut désormais passer à la vitesse supérieure et renforcer sa position au sein de l'organisation.

«Il n'y a pas de doute que la participation suisse a contribué à renforcer la présence et la crédibilité de notre pays dans le monde», a estimé hier Micheline Calmy-Rey. «La Suisse s'est beaucoup engagée dans les réformes de l'ONU», a-t-elle rappelé. La présidente de la Confédération a insisté sur les efforts fournis dans la réforme du Conseil de sécurité, notamment son élargissement. Mais les discussions à ce sujet sont «plutôt bloquées», a-t-elle reconnu. Micheline Calmy-Rey est aussi revenue sur la création du Conseil des droits de l'homme, auquel la Suisse a apporté son soutien. En tant que membre de ce conseil, Berne veut désormais s'attacher à le consolider. La Suisse s'est fixé le défi de renforcer sa position au sein des institutions onusiennes. La cheffe de la diplomatie helvétique a, dans ce contexte, à nouveau évoqué une possible candidature au Conseil de sécurité à l'horizon 2020.

La participation de la Suisse à l'ONU est un important engagement politique et financier, a-t-elle expliqué. Sur les 192 pays membres de l'ONU, la Suisse est son 14e plus important contributeur. En 2007, Berne aura versé au total 126 millions de francs de contribution obligatoire à l'ONU. De cette somme, 85 millions ont été destinés aux opérations de maintien de la paix et l'année prochaine ce seront même 120 millions, a précisé la présidente de la Confédération. Il est donc légitime que la Suisse puisse participer aux décisions du Conseil de sécurité, estime Micheline Calmy-Rey, puisque c'est lui qui fixe le budget des opérations de maintien de la paix. Mais si elle n'est plus considérée comme une exception, «la Suisse est isolée dans le monde et à l'ONU», a relativisé Micheline Calmy-Rey. / ats

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