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La sécurité intérieure est davantage menacée

La menace sur la sécurité intérieure s'est aggravée depuis les attentats du 11 septembre 2001, selon le Conseil fédéral. Le terrorisme islamiste et le crime organisé constituent les principaux dangers pour la Suisse. Les magistrats ne sont plus épargnés. Le gouvernement dresse un bilan mitigé dans son rapport sur l'appréciation de la menace et les activités des organes de sûreté de la Confédération en 2007 publié hier. La Suisse est située dans une zone exposée au risque djihadiste, mais n'est pas une cible première du terrorisme islamiste. Jusqu'ici, le djihadisme se limite principalement à des activités liées à la propagande, à la logistique et au financement en faveur des groupes actifs dans des zones sensibles telles que l'Irak.

23 avr. 2008, 12:00

Si le potentiel de violence est élevé, le passage à l'acte en Suisse reste lié à des événements dramatiques susceptibles de se produire dans le pays d'origine. Gros point noir, la multiplication des menaces visant des magistrats et des parlementaires en 2007. Des actions perturbatrices ont été menées lors de journées «fortes en symboles telles que le 1er mai ou le 1er août», ainsi qu'à l'occasion d'autres événements impliquant des conseillers fédéraux, s'inquiète le gouvernement. La ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey en a par exemple fait l'expérience au Grütli lors de la fête nationale. Plus récemment, sa collègue Eveline Widmer-Schlumpf a renoncé à se rendre au Sechseläuten à Zurich, en raison des menaces pesant sur sa sécurité.

Parallèlement, l'espionnage a repris de l'ampleur au cours des dernières années. Ce phénomène est en partie dû au fait que de nombreuses institutions internationales ont leur siège sur le territoire helvétique.

Certaines formes de crime organisé continuent de représenter une menace pour la sécurité intérieure. Les organisations mafieuses originaires des pays de l'ex-bloc de l'Est sont en ligne de mire. Mais la Suisse est aussi touchée par le crime organisé d'Italie, de Chine et d'Afrique de l'Ouest. Les organes de sûreté de la Confédération s'acquittent de leurs tâches «avec succès», assure le gouvernement. Mais en fait, «depuis longtemps, les renseignements qu'il est possible de collecter ne permettent plus l'appréciation de la situation et la prise de décisions, ni d'ailleurs de reconnaître à temps les dangers cachés, et ne correspondent plus aux normes européennes», selon lui.

Le Conseil fédéral a donc demandé au Parlement d'accorder à ses services un arsenal de nouvelles mesures. A l'avenir, les agents fédéraux devraient avoir la possibilité de mener des «recherches spéciales»: surveiller des communications (courrier, téléphone, courriel), observer des faits dans des lieux privés (comme les chambres d'hôtel), si nécessaire en installant des micros, perquisitionner secrètement des systèmes informatiques. / ats

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