La météo sera en vedette aux Jeux

03 févr. 2010, 16:09

Même si les JO ne démarrent que le 12 février, on peut déjà affirmer que la météo y tiendra la vedette. Entre courses tronquées, ajournées ou inéquitables, il faudra s'attendre à tout à Whistler Mountain, site qui accueillera notamment le ski alpin. En cause, le climat océanique qui y sévit et rend la météo capricieuse.

«Je suis très inquiet. Nous avons déjà dû déplacer ou annuler tant de courses à Whistler», confie Gian-Franco Kasper. Le président de la Fédération internationale de ski fait allusion aux années 1996 à 1998, lorsque la Coupe du monde avait fait halte en Colombie-Britannique sans pouvoir y disputer la moindre épreuve. Supprimé du calendrier après ce fiasco, Whistler avait été à nouveau à l'honneur en février 2008 pour les tests olympiques. Et cette fois-ci, toutes les courses avaient pu se dérouler. «Quand nous avons eu des ennuis avec la météo, c'était en novembre et décembre. Février et mars sont des mois plus cléments», souligne Peter Bosinger, membre du comité d'organisation des JO.

Ce sont les deux descentes qui demeurent les plus dépendantes des aléas du climat. Mais comme celles-ci sont programmées en début de joutes (le 13 pour les messieurs, le 17 pour les dames), les organisateurs disposent d'une marge de manœuvre. «Il ne fait aucun doute que nous aurons des ennuis avec la météo. Mais, même à Whistler, nous devrions avoir au moins une bonne journée durant la quinzaine», estime Gian-Franco Kasper.

Si une course est lancée, reste à savoir si elle sera équitable. «On peut passer du beau temps à la tempête en quelques minutes», explique Hugues Ansermoz, l'entraîneur des Suissesses. «Sur les deux semaines, on pourrait bien avoir un à deux jours de «loterie», prévient le Vaudois, qui connaît bien Whistler pour avoir été le coach des Canadiennes.

Davantage que la neige ou le vent, c'est le brouillard qui pourrait poser problème. «L'océan Pacifique n'est pas loin. Et régulièrement, le brouillard monte depuis la vallée et reste bloqué par les montagnes. C'est alors très délicat de lancer une épreuve de vitesse», relève le descendeur Robbie Dixon, originaire de Whistler.

Outre le site de Whistler, celui de Cypress Mountain (snowboard, ski acrobatique) donne des cheveux blancs aux organisateurs. Faute de neige, il a fallu en déplacer par camions et chasse-neige. Des hélicoptères sont aussi à disposition si cela ne devait pas suffire. Parmi les autres plans d'urgence, il est notamment envisagé d'utiliser de la paille et du bois comme bases pour les pistes. /si

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