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La lutte pour la vice-présidence socialiste et radicale fait rage

Les Valaisans Stéphane Rossini et Jean-René Germanier convoitent la vice-présidence romande du Parti socialiste (PS) et du Parti radical-démocratique (PRD). Ils sont concurrencés par deux femmes vaudoises. On peut y voir une conséquence du vif débat politique qui anime le canton: les Valaisans sont toujours nombreux à vouloir participer aux structures de direction de leurs partis respectifs. C'est le cas aujourd'hui avec les vice-présidences romandes qui se libèrent au sein du PS et du PRD.

15 janv. 2008, 12:00

Stéphane Rossini a annoncé officiellement sa candidature au PS et Jean-René Germanier ne dissimule pas son intérêt pour le poste à prendre au PRD. Mais les jeux ne sont pas faits pour les deux conseillers nationaux valaisans. Tous deux sont confrontés à une concurrence féminine vaudoise: la conseillère aux Etats Géraldine Savary d'un côté (PS) et la conseillère nationale Isabelle Moret de l'autre (PRD). Le Congrès du PS tranchera le 1er mars, celui du PRD le 18 avril.

Chez les socialistes, il s'agit de remplacer le conseiller d'Etat vaudois Pierre-Yves Maillard, dont la charge ne lui permet plus d'assurer en sus la vice-présidence du parti. Stéphane Rossini s'était déjà intéressé à prendre la présidence du groupe parlementaire socialiste, mais la Bernoise Ursula Wyss lui avait brûlé la politesse. Cette fois, ses chances paraissent meilleures parce que l'argument femme ne sera pas déterminant.

La parité homme-femme est assurée au comité directeur et Stéphane Rossini pourrait appuyer utilement le futur président Christian Levrat avec ses compétences dans le domaine des assurances sociales. C'est un domaine central pour le PS et il y jouit d'une expertise incontestée. Cela lui donne un avantage par rapport à la Vaudoise Géraldine Savary, qui s'est surtout investie dans le domaine de la formation et de la recherche.

A noter que la sénatrice vaudoise n'est pas encore officiellement candidate, mais le report au 16 février du délai imparti pour le dépôt des candidatures lui permet de laisser la situation se décanter. Le jeu pourrait s'élargir dans la mesure où Christian Levrat souhaite multiplier les vice-présidences pour former une véritable équipe présidentielle. Du côté radical, Isabelle Moret est déjà dans la course et Jean-René Germanier aura du mal à combler le retard s'il décide de tenter l'aventure. «Je prendrai une décision d'ici à la mi-février», indique-t-il.

Pour les radicaux vaudois, qui ont vécu une descente aux enfers lors des dernières élections, la prise en charge de ce poste est vitale. Le poids historique du Parti radical vaudois devrait leur faciliter les choses auprès de l'assemblée des délégués. Le radical genevois Pierre Maudet s'est d'ailleurs déjà effacé devant la candidate vaudoise. / CIM

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