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L'UDC tente de décrédibiliser la commission du National

L'UDC cherche à retourner la situation en sa faveur en ridiculisant les documents du complot. Ils seraient simplement le fruit d'un esprit malade. L'Union démocratique du centre a réussi son coup. Les journalistes se sont bousculés au portillon hier, pour entendre le point de vue de l'UDC après la saisie en Allemagne de documents impliquant Christoph Blocher.

07 sept. 2007, 12:00

Résultat des courses: personne n'a pu rater la démonstration à laquelle s'est livré le conseiller national Christoph Mörgeli (UDC/ZH) pour décrédibiliser la commission de gestion du Conseil national, en charge du dossier. Selon lui, ces documents ne seraient que le fruit des élucubrations d'un homme aigri, le banquier zurichois Oskar Holenweger, qui a tout perdu à la suite de l'enquête pour blanchiment d'argent menée contre lui par l'ancien procureur de la Confédération Valentin Roschacher. Ils n'auraient donc rien à voir donc avec un complot ourdi par Christoph Blocher pour évincer le procureur.

La veille, la présidente de la sous-commission de gestion Lucrezia Meier-Schatz (PDC/SG) avait laissé germer le soupçon d'une affaire d'Etat en décrivant des plans d'action de caractère militaire et des schémas annotés avec les initiales CB. Elle ne les avait cependant pas transmis à la presse, affirmant que la commission attendait encore de recevoir les originaux de la police allemande.

Coup de théâtre hier: Christoph Mörgeli distribue le fameux plan d'action et dévoile les schémas sur les grands écrans du centre de presse du Palais fédéral. «Il m'a suffi de lancer un coup de fil à Oskar Holenweger, lundi, pour obtenir ces documents», affirme-t-il. «J'avais su par la presse dominicale que mon nom était mentionné et j'ai voulu en avoir le c?ur net». Il admet qu'il connaît de longue date le banquier. Celui-ci est également une ancienne connaissance de Christoph Blocher.

Les documents en question sont des listes de numéros de téléphone et des notes sur l'affaire Roschacher, rédigées sous une forme schématique avec des flèches qui vont dans tous les sens. Les personnalités mentionnées ne sont pas seulement des membres de l'UDC. On y trouve aussi les noms des conseillers fédéraux Merz, Schmid, Leuthard et Deiss. Explication donnée par Christoph Mörgeli: il s'agirait de notes prises par Oskar Holenweger pour son propre usage, une habitude datant de l'époque où il était officier d'état-major. Ce dernier avait été repéré par la police allemande alors qu'il rôdait autour du siège de la police criminelle du Baden-Würtemberg, à Stuttgart, en quête d'un agent provocateur qui aurait joué un rôle dans la chute de sa banque.

«C'est sans doute un piètre espion mais il n'a rien fait d'illégal», affirme le conseiller national. A défaut de complot de Christoph Blocher contre Valentin Roschacher, l'UDC maintient la thèse d'un complot pour faire du tort à Christoph Blocher et à l'UDC en pleine campagne électorale. Selon le président du parti Ueli Maurer, cette affaire donne une nouvelle dimension à la campagne. Il dénonce ouvertement le PDC, suspect de vouloir récupérer le siège gouvernemental perdu en 2003 au profit de Christoph Blocher. «La présidente de la sous-commission Lucrezia Meier-Schatz appartient au même réseau de copinage politique PDC que l'ancien procureur fédéral Valentin Roschacher», affirme-t-il. Et de rappeler que celui-ci avait été nommé par l'ancienne conseillère fédérale Ruth Metzler. / CIM

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