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L'Irak s'engage à aider la Turquie

24 oct. 2007, 12:00

Face aux menaces d'incursions turques, l'Irak s'est engagé hier à aider activement Ankara à réprimer la guérilla kurde réfugiée dans ses montagnes. La Turquie a, elle, rejeté l'offre de cessez-le-feu conditionnel du PKK. «J'ai assuré au ministre que le gouvernement irakien aiderait activement la Turquie à vaincre cette menace. Nous sommes convenus qu'il nous fallait prendre une position commune pour lutter contre le terrorisme», a déclaré le ministre irakien des Affaires étrangères Hochiyar Zebari.

«Nous n'autoriserons aucune entité, y compris le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), à empoisonner nos relations bilatérales», a-t-il ajouté. Le ministre s'exprimait après que les Etats-Unis ont demandé à Bagdad de prendre des mesures immédiates pour faire cesser les opérations des rebelles au Kurdistan irakien. Cette région est l'une des rares à être relativement stable depuis l'invasion américaine de 2003. Mais l'armée irakienne n'est pas déployée dans cette région sous contrôle des autorités régionales kurdes. La Turquie a assuré vouloir épuiser tous les recours diplomatiques avant de lancer une opération militaire au-delà de sa frontière. Alors que près de 100 000 soldats turcs sont rassemblés le long de la frontière irakienne, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, en visite à Londres, a déclaré hier qu'il attendrait quelques jours afin de laisser aux Etats-Unis le temps d'agir de leur côté contre les séparatistes kurdes.

Une éventuelle intervention militaire turque en Irak ne viserait que les positions des rebelles, mais elle peut intervenir «à n'importe quel moment», a-t-il toutefois relevé lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue britannique Gordon Brown. Ce dernier a condamné la «violence terroriste» du PKK. La Turquie estime à 3000 le nombre de combattants du PKK en Irak. / ats-afp

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