Votre publicité ici avec IMPACT_medias

L'épidémie de grippe frappe l'ensemble du pays

17 janv. 2008, 12:00

La vague de grippe touche toute la Suisse depuis la semaine dernière. Le nombre de cas annoncés a presque doublé par rapport aux premiers jours de 2008. A ce rythme, la Suisse pourrait être confrontée à une des plus violentes épidémies de ces dernières années.

Le nombre de cas s'établissait à 211 pour 100 000 habitants, a indiqué hier l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Son site internet évoque une activité grippale «élevée» en Suisse centrale et une activité «largement répandue» dans toutes les autres régions.

Le seuil épidémique de 58 cas a été franchi début 2008. L'OFSP a recensé 111 cas pour 100 000 habitants durant la première semaine, la vague de grippe étant apparue dès la dernière semaine de 2007.

L'expansion de l'épidémie de grippe dépend de l'état immunitaire de la population et de la mutation du virus, a indiqué Mark Witschi, porte-parole de l'OFSP. Pour l'heure, le vaccin est efficace contre les souches en présence, même si une première mutation a été constatée, a ajouté Mark Witschi.

Une minorité de pays européens ont déjà été confrontés à la vague de grippe cette année. Selon le réseau européen de surveillance valable dans 29 pays, seuls l'Angleterre, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, la Slovénie et l'Espagne ont, comme la Suisse, enregistré une activité grippale d'intensité moyenne dès les premiers jours de 2008.

Durant les périodes d'épidémie, les virus se transmettent avant tout par les particules en suspension dans l'air ou véhiculées par les systèmes de ventilation, sans oublier les contacts directs entre personnes, rappelle Yves Thomas, responsable du Centre national Influenza. On ignore, en revanche, les risques de transmission via des supports inertes comme les billets de banque.

Un établissement bancaire a ainsi mandaté des virologues des Hôpitaux universitaires genevois pour une étude. Cette dernière a établi que le virus de la grippe pouvait rester jusqu'à 17 jours sur un numéraire. Responsable de l'étude, Yves Thomas a confirmé une information du «Temps».

Pour savoir si on risque d'attraper la grippe en réglant ses factures, il faudrait une étude complémentaire, qui n'est pas prévue dans un avenir proche car elle demande davantage de moyens et d'investissements, a précisé Yves Thomas. Les scientifiques se montrent d'ailleurs divisés sur le risque de transmission de la grippe via des supports inertes, qu'il s'agisse de billets de banque ou des poignées de porte. / ats

Votre publicité ici avec IMPACT_medias