L'avocat Dominique Warluzel bénéficie d'une mise en liberté provisoire

L'avocat Dominique Warluzel peut quitter le quartier cellulaire des Hôpitaux universitaires genevois, ainsi en a décidé de le Tribunal des mesures de contraintes. Il sera placé dans un clinique pour y suivre un traitement médical et sera placé sous la surveillance d'un agent de sécurité.

15 févr. 2016, 18:45
ARCHIV --- Dominique Warluzel am 27. Maerz 2001 in Lausanne. Warluzel, einer der bekanntesten Anwaelte der Westschweiz ist in Genf wegen einer Schussabgabe gegen eine Frau am Samstag, 1. Januar 2016 in Untersuchungshaft gesetzt worden. Der 58-Jährige hatte 2013 einen Schlaganfall erlitten und benoetigt seither viel Pflege. (KEYSTONE/Fabrice Coffrini)

Les mesures de substitution à la clinique La Colline prévoient l'organisation de sa prise en charge médicale, a indiqué lundi à l'issue de l'audience Pascal Maurer, son défenseur avec Jacques Barillon. Diminué sur le plan tant physique que psychique à la suite d'un grave accident vasculaire cérébral (AVC) survenu en 2013, Dominique Warluzel y suivra une rééducation et une psychothérapie.

Un agent de sécurité sera placé devant la porte de sa chambre et surveillera ses visites. Il devra appeler la police en cas de fuite "avec l'aide de tiers car M. Warluzel ne peut pas faire trois pas seul", a précisé Me Maurer. Alors que son passeport a déjà été confisqué par la justice, une caution de 200'000 francs a été fixée par le tribunal.

Prévenu de tentative de meurtre et de mise en danger de la vie d'autrui, le célèbre avocat est détenu au quartier cellulaire des Hôpitaux universitaires de Genève depuis début janvier. Invoquant la détérioration de son état de santé, ses défenseurs avaient demandé il y a huit jours sa libération provisoire. Le Ministère public, qui avait émis un préavis négatif, a indiqué en audience qu'il ne fera pas recours, selon Me Maurer.

Lors d'une dispute avec une aide-soignante, Dominique Warluzel a tiré un coup de feu avec un revolver dans une chambre de l'hôtel La Réserve. Il était auparavant défendu par Marc Bonnant et Nicholas Antenen, qui ont été écartés de la procédure par le procureur chargé de l'enquête en raison d'un conflit d'intérêts. En effet, le revolver était entreposé à l'étude où travaillent les deux avocats.