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L'armée allemande fait le ménage

Berlin suspend deux soldats qui avaient pris la pose avec un crâne en Afghanistan. L'affaire pourrait encore rebondir Les autorités militaires allemandes ont suspendu deux soldats de la Bundeswehr, a annoncé hier le Ministère de la défense. Des photos publiées mercredi dans la presse les montraient posant avec des crânes humains en Afghanistan.

28 oct. 2006, 12:00

Les deux soldats appartiennent à un groupe de six militaires qui avaient posé en 2003 près de Kaboul pour des photos les montrant avec un crâne humain, l'un l'exhibant à côté de son pénis et l'autre le faisant tenir sur une barre métallique d'un véhicule militaire.

Le ministre de la Défense, Franz Josef Jung, avait indiqué mercredi que quatre suspects n'appartenaient plus actuellement à l'armée allemande, déployée en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan.

Hier, il a précisé qu'il allait faire en sorte, «le plus rapidement possible», que tous les soldats impliqués dans cette affaire soient exclus de l'armée. Il a ajouté qu'une enquête était actuellement en cours concernant trois autres militaires qui auraient posé pour d'autres clichés en mars 2004. La publication de ces clichés a suscité une vive indignation dans le pays. Le gouvernement afghan a pour sa part «fermement condamné» la profanation de ces cadavres et demandé aux autorités allemandes que les responsables soient traduits en justice. Mais l'affaire pourrait prendre une tournure encore plus scandaleuse, «Bild» ayant affirmé hier disposer de dizaines d'autres clichés montrant des soldats qui posent avec des restes humains. Selon un communiqué du journal, il va publier aujourd'hui des photos montrant un soldat qui pointe un pistolet sur la tempe d'un squelette humain reconstitué.

Un militaire témoigne

Dans le «Bild» d'hier, un soldat ayant participé à ces actes témoigne pour la première fois et affirme que les crânes apparaissant sur les photos en 2003 ne provenaient pas d'un cimetière, mais «d'une gravière située en dehors de Kaboul».

Par ailleurs, l'Otan a reconnu hier la mort de 12 civils mardi dans un bombardement contre des talibans dans le sud de l'Afghanistan, tandis que les autorités afghanes évoquaient des bilans allant jusqu'à 60 morts, dans l'attente des conclusions d'une commission d'enquête. / ats-afp-reuters

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