Invitée par l'Arabie saoudite, la Suisse participera au prochain sommet du G20

L’Arabie saoudite a invité la Suisse au prochain sommet du G20. La future présidente Simonetta Sommaruga devrait avoir l’occasion de défendre les intérêts du pays sur le thème de la fiscalité des entreprises. Une rencontre préparatoire se déroule actuellement à Ryad.

04 déc. 2019, 12:23
Le 22 octobre dernier, le roi de l'Arabie saoudite, Salmane, a envoyé une invitation à Ueli Maurer. (Archives)

La Suisse participera en novembre 2020 au sommet du G20 à Ryad. Elle a accepté une invitation en ce sens de l’Arabie saoudite, ont indiqué mercredi des médias de Tamedia.

L’Arabie saoudite a repris le 1er décembre la présidence du «Groupe des 20» pour une année. Elle détermine ainsi la liste des participants au sommet. La Suisse figure parmi trois pays hôtes choisis par Ryad. Les deux autres sont la Jordanie et Singapour.

Berne sera probablement représentée par Simonetta Sommaruga, qui reprend la présidence de la Confédération l’an prochain. Cette invitation réjouit le Conseil fédéral, précise le porte-parole du Conseil fédéral André Simonazzi, cité par les titres de Tamedia.

Fiscalité des entreprises

Le roi Salmane a envoyé l’invitation au président actuel de la Confédération Ueli Maurer le 22 octobre déjà. La Suisse pourra ainsi défendre ses intérêts lors de ce sommet. Le thème le plus important pour elle devrait être la réorganisation globale de la fiscalité des entreprises.

Selon la définition du nouveau régime, la Confédération et les cantons pourraient être confrontés à plusieurs milliards de francs de pertes fiscales.

Rencontre préparatoire

Une première rencontre préparatoire a lieu en ce moment à Ryad. Eric Scheidegger, chef de la direction de la politique économique du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), y représente la Suisse.

Cette dernière participera pour la première fois à un sommet du G20. Elle a déjà pris part plusieurs fois à des rencontres des ministres des finances du groupe, comme en 2013 à l’invitation de la Russie. Ueli Maurer, chef du Département fédéral des finances (DFF), s’est rendu plusieurs fois à de telles rencontres durant les quatre dernières années.