Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Interrogations sur une valse des cadres

09 avr. 2010, 04:15

Peu après son arrivée au Conseil fédéral, Eveline Widmer-Schlumpf a fait le ménage au sein de son département de justice et police. Elle s'est séparée de plusieurs personnalités mises en place par Christoph Blocher. Le secrétaire général Walter Eberle, son suppléant Yves Bichsel et le chef de presse Livio Zanolari ont été remerciés. Compte tenu des circonstances de son entrée au gouvernement, il est compréhensible que la nouvelle cheffe du DFJP ait voulu s'entourer de son propre état-major.

Les choses se sont corsées avec les nombreux départs enregistrés à l'Office des migrations (ODM). Outre Eduard Gnesa - ambassadeur extraordinaire pour les migrations dont le profil du poste n'a toujours pas été défini -, le vice-directeur Urs Betschard a quitté ses fonctions, tout comme le vice-directeur Jürg Scheidegger plus récemment. Par ailleurs, Eveline Widmer-Schlumpf s'est séparée de sa nouvelle secrétaire générale Sonja Bientenhard qui sera restée en poste moins de deux ans. La cheffe de l'institut suisse de droit comparé Eleanor Cashin Ritaine, nommée par Christoph Blocher, a également été remerciée à la fin de l'an dernier. Enfin, la cheffe du DFJP a déjà usé deux collaborateurs personnels.

Cette valse des cadres inquiète le Parlement. Le 15 mars dernier, Eveline Widmer-Schlumpf a été prise à partie par la socialiste soleuroise Bea Heim et l'UDC zurichois Hans Fehr lors de l'heure des questions du Conseil national. Comment expliquer la multiplication des départs à l'ODM et au DFJP?, ont-ils demandé. La conseillère fédérale a répondu que les fluctuations de personnel au sein de l'ODM et du DFJP avaient touché 8,7%, respectivement 8,5%, des effectifs en 2008. La fluctuation est passée à 3,8% et 3,9% en 2009, ce qui correspondrait à la moyenne de l'administration fédérale. La conseillère fédérale explique le taux plus élevé enregistré en 2008 par les retraites anticipées dues au changement de système de la caisse de pension.

Cette réponse ne suffit pas à la démocrate-chrétienne lucernoise Ida Glanzmann, membre de la commission de gestion. «J'ai proposé à la commission d'enquêter», indique-t-elle. «Je veux notamment connaître le montant des indemnités de départ qui ont été versées. Par ailleurs, l'ODM est en à sa deuxième restructuration depuis 2004. Nous sommes en droit de savoir ce qui se passe dans cette office.» La commission prendra une décision de principe avant l'été.

Votre publicité ici avec IMPACT_medias