Impôts: Zoug le mieux loti, Neuchâtel en lanterne rouge

Tous les contribuables suisses ne sont pas logés à la même enseigne. Les Zougois s'en sortent le mieux, Neuchâtel se retrouve en queue de peloton, Vaud et Genève suivent de peu. Le Valais se classe en milieu de tableau.

15 avr. 2015, 17:22
Woman writing

En 2014, comme l'année précédente, les contribuables étaient les mieux lotis fiscalement à Zoug, le moins bien à Neuchâtel. C'est le constat du classement TAX-I (TAX Independence Day), établi par Credit Suisse.

Ainsi à Zoug, le ménage de référence, un couple sans enfant avec deux salaires et un revenu brut de 150'000 francs, doit travailler jusqu'au 15 février, soit 46 jours, pour payer ses impôts. A Neuchâtel, le même couple doit travailler 45 jours de plus, soit jusqu'au 5 avril, pour s'acquitter de sa charge fiscale, a indiqué mercredi Credit Suisse dans un communiqué.

A la deuxième place pointe Schwyz, devant Obwald. A l'inverse, derrière la lanterne rouge Neuchâtel, viennent le Jura, Berne et Vaud ex-aequo, Genève et Fribourg. Le Valais se classe quant à lui en milieu de tableau. Les cantons de Suisse romande affichent une charge fiscale nettement plus élevée qu'une grande partie de la Suisse centrale et orientale, rappelle Credit Suisse.

En moyenne nationale, une famille avec enfant et un revenu de 150'000 francs atteint le TAX-I le 5 mars, un jeune diplômé et ses 75'000 francs de revenus le 14 mars. Le couple avec deux salaires a fini de payer ses impôts le 18 mars.

Selon les déductions qui y sont appliquées et la progression du système fiscal, certains cantons se révèlent nettement plus attractifs pour les ménages à faibles revenus avec enfants que pour ceux disposant de revenus bruts conséquents, détaille Credit Suisse. Et de citer le Valais, Genève, le Tessin, les Grisons, St-Gall et Zurich.

Le classement des cantons n'a que peu changé depuis 2013. Le canton de Berne, qui a perdu quatre places, fait figure d'exception. Cette évolution s'explique par la suppression du forfait global pour frais professionnels, explique Credi Suisse.

Concurrence moins dynamique

Selon les analystes de la banque, ces résultats illustrent la tendance des dernières années. La concurrence fiscale des personnes physiques a beaucoup perdu en dynamique.

La situation financière un peu moins confortable dans les cantons et les onéreux projets de réforme, comme le financement hospitalier et la troisième réforme de l'imposition des entreprises, ne laissent que peu de marge de manœuvre pour baisser les impôts des particuliers, estime Credit Suisse.

Ce type de classement provient des Etats-Unis. Chaque année, le "Tax Independence Day" (jour de l'année à partir duquel les impôts sont financés) y est calculé pour comparer la charge fiscale des Etats entre eux, ainsi que celle du pays par rapport aux autres. TAX-I se base sur le salaire suisse médian fixé pour 2012 à 6118 francs par l'Office fédéral de la statistique.