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Il faut sauver le chasselas romand

Baisse de la consommation, importations en hausse et franc fort: la Suisse peine à écouler ses vins, surtout les blancs. La riposte s'organise.

03 août 2012, 00:01
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BERTRAND FISCHER

Les temps sont durs pour la viticulture indigène. Dans la chanson, le vigneron "monte à sa vigne, du bord de l'eau jusqu'au ciel là-haut". Mais la dure réalité du marché est moins lyrique: le producteur suisse est plutôt en train de dévaler la pente.

Selon la statistique 2011 qui vient de paraître, les Suisses boivent toujours moins de vin. En plus, la part des importations dans la consommation augmente. Si l'on rajoute la crise du franc fort, c'est le bouquet!

Les chiffres publiés jeudi dernier par la Régie fédérale des alcools n'annoncent en effet rien de bon. Alors qu'elle plafonnait à 317 millions de litres au début des années 1990, la consommation de vin en Suisse n'était plus que de 274 millions de litres l'an passé (280 millions en 2010), soit 37 litres par habitant. Sur la même période, la proportion de vin étranger est passée de 56...

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