Greenpeace: 23’000 signatures pour une place financière plus respectueuse du climat

Greenpeace veut que la place financière Suisse soit plus écologique. L’organisation a déposé ce mercredi à Berne une pétition imposant des objectifs pour le climat aux institutions économiques du pays.
23 sept. 2020, 12:33
Greenpeace avait déjà mené une action symbolique à Bâle le 10 septembre pour demander une place financière plus propre.

Parlement et Conseil fédéral doivent intervenir pour que la place financière suisse oriente ses activités vers la neutralité climatique. C’est ce que demande une pétition munie de 23’000 paraphes déposée mercredi par Greenpeace à la Chancellerie fédérale.

Selon Greenpeace, il est crucial de savoir où va l’argent de la place financière suisse. Or, à l’heure actuelle, ces flux financiers sont tout sauf respectueux du climat. Ils contribuent à un réchauffement potentiel de la planète de 4 à 6 °C, écrit l’ONG dans un communiqué mercredi.

 

 

Ces signatures donnent également du poids à la plainte de Greenpeace contre les autorités de surveillance des marchés financiers et la Banque nationale suisse. L’ONG a en effet déposé mi-juillet une plainte auprès des commissions de gestion contre l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA), la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) et la Banque nationale suisse (BNS).

Greenpace attend de ces institutions, en tant que prestataires de services publics, qu’elles prennent en compte les risques climatiques. Elles doivent aussi, selon l’ONG, exercer une influence sur les institutions supervisées afin qu’elles mettent leurs flux financiers en conformité avec les objectifs de l’Accord de Paris.

Plus de transparence

A l’appui de sa démarche, Greenpeace cite un sondage représentatif réalisé par GFS Zurich pour son compte. Celui-ci montre que plus des deux tiers de la population suisse sont favorables à une place financière dont les activités sont compatibles avec la protection du climat.

Greenpeace propose diverses mesures: interdire immédiatement le financement de combustibles particulièrement nocifs pour le climat, tels que le charbon et les hydrocarbures non conventionnels. Les acteurs financiers doivent aussi divulguer l’impact climatique et les risques financiers de leurs investissements, produits et transactions de manière transparente à leurs clients, aux assurés et au public.

Enfin, les acteurs de la place financière doivent également ajuster leurs modèles d’entreprise. Ceux-ci doivent être compatibles avec un scénario de réchauffement global limité à 1,5 °C maximum.