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Genève: les wagons de chlore à destination du Valais ne transiteront plus par la gare de La Praille

Les CFF ont décidé de ne plus faire transiter les wagons de chlore destinés à l'industrie valaisanne par la gare de La Praille, à Genève, pour des raisons de sécurité.

05 nov. 2015, 12:57
/ Màj. le 05 nov. 2015 à 13:15
Les CFF ont décidé de ces mesures supplémentaires en 2014, avant l'accident de Daillens (photo)  lors duquel 25 tonnes d'acide sulfurique se sont déversées sur les voies.

Les wagons de chlore ne transiteront plus par la gare de marchandises de La Praille à Genève dès le changement d'horaire du 13 décembre. Autre mesure prise par les CFF pour diminuer les risques, une vitesse réduite des convois en ville de Genève et entre Renens et Lausanne.

Les CFF ont décidé de supprimer le détour par La Praille de ces wagons provenant de la région lyonnaise, en raison de la proximité d'une zone à forte densité d'habitation, a déclaré jeudi Jean-Philippe Schmidt, porte-parole des CFF. Il confirmait une information publiée par La Liberté et Le Courrier.

Les convois français ne traverseront plus deux fois Genève. Ils iront directement à la gare de triage de Lausanne-Denges en passant par celle de Cornavin. Après le contrôle des wagons, les trains sont recomposés avec d'autres marchandises, selon leur destination, avant d'être redirigés vers le Valais, a-t-il poursuivi.

Autre disposition nouvelle appliquée dès le changement d'horaire: les trains passeront à une vitesse réduite de 40km/heure en ville de Genève, ainsi qu'entre Renens et Lausanne. Les CFF ont décidé de ces mesures supplémentaires en 2014, avant l'accident de Daillens lors duquel 25 tonnes d'acide sulfurique se sont déversées sur les voies, précise le porte-parole.

Production sur place

En moyenne, un wagon de chlore circule chaque jour sur l'axe Genève- Valais, afin notamment d'approvisionner les groupes chimiques Syngenta à Monthey et Lonza à Viège (VS). Si les CFF ont l'obligation légale d'accepter le transport de marchandises, ils préféreraient une production de chlore sur place, relève M. Schmidt.

Au niveau politique, les demandes faites à Berne pour interdire le transport de matières dangereuses ont jusqu'ici échoué. Un groupe de travail se penche sur le problème et le Conseil fédéral devrait être appelé à présenter des mesures pour réduire les risques. Un rapport est attendu au début de l'an prochain.

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