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Genève: diminution du rythme de travail pour les gardiens de Champ-Dollon

De nouvelles mesures ont été adoptées samedi par les gardiens de la prison de Champ-Dollon afin de diminuer leur charge de travail.

04 mai 2013, 14:47
Le nombre d'actes d'automutilation s'est monté à 252 en 2012.

Les gardiens de la prison de Champ-Dollon (GE) ont adopté samedi de nouvelles mesures pour garantir leur sécurité et diminuer leur charge de travail. La prison surpeuplée est une poudrière, selon le syndicat UPCP.

Le ratio d'un gardien pour le déplacement de chaque détenu est devenu la règle. Auparavant, un gardien pouvait accompagner quatre à cinq détenus, a indiqué Christian Antonietti de l'Union du personnel du corps de police (UPCP).

Cela peut provoquer quelques retards et demande une réorganisation de la planification, en particulier au niveau des visites, a-t-il indiqué. Le personnel n'est en outre plus à la disposition de la direction pendant la pause de midi (une heure).

Une poudrière

"Ces mesures visent à augmenter la sécurité du personnel et à diminuer un rythme de travail insupportable", a expliqué M. Antonietti. "La prison est une poudrière", a-t-il ajouté.

Les gardiens planifient aussi de manifester le 15 mai. Le dialogue avec le Conseil d'Etat est dans l'impasse à la suite de la rupture des négociations. Les gardiens de prison demandent l'engagement immédiat de 90 gardiens pour respecter le ratio gardiens/détenus établi par la direction de l'office cantonal de la détention.

La prison de Champ-Dollon, faite pour accueillir 376 détenus, en héberge 817. Les gardiens sont 278 pour s'en occuper.

Incident grave

Le représentant de l'UPCP a confirmé un incident survenu vendredi dans la prison, révélé samedi par la "Tribune de Genève". Un détenu a été lacéré sous la douche, une agression qualifiée de "grave et rare" par le directeur de la prison Constantin Franziskakis.

Sérieusement blessée, la victime a été conduite aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). L'agresseur, un Albanais, a été placé en cellule forte. Le représentant de l'UPCP Christian Antonietti a expliqué qu'il s'agit d'un règlement de comptes. "Ce n'est pas nécessairement lié à la surpopulation", a-t-il relevé.

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