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Fusillade urbaine mortelle en plein centre de Martigny

Au lendemain de la fusillade au centre-ville de Martigny, qui a fait un mort et deux blessés, la police valaisanne a rapidement ouvert l'enquête et a appréhendé certains protagonistes. Retour sur les faits et témoignages.

25 mai 2010, 11:45

Suite à la fusillade qui, dimanche soir vers 19h, a fait un mort et deux blessés au centre de la ville de Martigny, la police valaisanne n'a pas ménagé ses efforts pour reconstituer les faits et appréhender les coupables.

Les précisions du porte-parole Jean-Marie Bornet: «Les investigations menées nous ont permis d'identifier les auteurs présumés de l'échange de coups de feu. Il ressort des premières mesures d'enquête que des coups de feu ont été tirés de part et d'autre. L'un des tireurs est la personne décédée au Chuv. Il s'agit d'un ressortissant serbe âgé de 36 ans, touché à la poitrine. L'autre tireur est un Cap-Verdien de 27 ans. Il aurait aussi été touché à la poitrine, mais aucun organe vital n'a été atteint. Ses jours n'étant pas en danger, il a été transféré de l'hôpital de Sion pour être écroué en milieu pénitentiaire sur ordre du juge d'instruction du Bas-Valais. Quant au deuxième blessé, un Serbe de 29 ans, il demeure hospitalisé pour une blessure au pied. Parmi les protagonistes, plusieurs d'entre eux, dont la personne décédée et les deux blessés, ont des antécédents sur le plan judiciaire et sont donc connus des services de la police cantonale.»

Toutefois, selon la police, lors des précédents contrôles ces hommes étaient désarmés. Une des personnes appréhendées avait tabassé des policiers par le passé. «Il s'en était sorti avec seulement 80 heures de travail d'intérêt général», précise Jean-Marie Bornet.

Concernant les raisons de la fusillade, il semblerait que les deux groupes de personnes, l'un formé de ressortissants de l'ex-Yougoslavie et l'autre de Portugais du Cap-Vert, se sont croisés par hasard dans le secteur de la place Centrale. Mais la situation a rapidement dégénéré. Insultes, bagarre générale et finalement coups de feu. Tout cela en plein centre-ville et presque en plein jour!

Des recherches ont aussi été menées pour découvrir les armes en question. La police en a trouvé une, un pistolet de 9 mm équipé d'un silencieux. Des recherches sont toujours en cours pour la seconde, un pistolet de calibre 38 spécial. Hier, des plongeurs ont notamment effectué des recherches dans le lit de la Dranse. Enfin, il a été déterminé que sept coups de feu ont été tirés!

Pour sa part, le président de Martigny Marc-Henri Favre condamne évidemment ces événements: «Ce sont des faits graves et inadmissibles qu'on ne peut que condamner avec force, d'autant plus que cela s'est passé en plein centre-ville. Dans cette affaire, je tiens à relever la rapidité de l'intervention des polices municipale et cantonale. Maintenant, on attend que la justice travaille de manière rapide et exemplaire pour mettre hors d'état de nuire des individus dangereux pour la sécurité publique. Et si la justice a besoin de plus de moyens, tant en effectif qu'au niveau de l'arsenal législatif, il faudra bien que les choses changent.» /ORA-Le Nouvelliste

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