Franz Steinegger jouera les médiateurs

Franz Steinegger présidera la table ronde sur l'avenir des ateliers de CFF Cargo à Bellinzone. Les ex-grévistes acceptent l'ancien conseiller national radical uranais comme médiateur. Franz Steinegger bénéficie d'une «grande confiance» de la part de «toutes les parties», a indiqué hier le Département fédéral des transports. Les parties au conflit s'étaient mises d'accord sur le principe de cette table ronde samedi dernier, lors d'une rencontre avec le conseiller fédéral Moritz Leuenberger. L'ancien conseiller national s'est dit prêt à assumer cette présidence. Les différentes parties au conflit ont deux mois pour trouver une solution. Si aucun accord ne devait se dégager à l'issue de ce délai, Moritz Leuenberger décidera s'il convient de poursuivre ou non les travaux de la table ronde.

13 avr. 2008, 12:00

Le choix du conseiller fédéral Moritz Leuenberger a certainement été réfléchi, a dit Gianni Frizzo, président du comité de grève, hier à Bellinzone. Pour bien débuter, les négociations doivent pouvoir s'appuyer sur une confiance réciproque, mettent cependant en garde les ex-grévistes. La reprise du travail mercredi, après 33 jours de grève, n'a pourtant pas été facile, a encore dit Gianni Frizzo. Plusieurs employés se sentent psychologiquement fragiles. Plusieurs d'entre eux se sont plaints d'insomnie. Le climat au sein des ateliers n'est pas non plus au beau fixe. Des doutes planent à propos de «personnes qui n'ont pas suivi le mouvement», a expliqué le leader des ex-grévistes.

La loyauté des chefs est aussi mise en question. A en croire le président du comité de grève, certains d'entre eux tentent de relativiser la portée de la grève comme la vague de solidarité qu'elle a suscitées. Il s'agit de réagir: «Les ateliers sont un symbole pour la dignité des travailleurs contre l'arrogance des dirigeants.» Toujours hier, mais à Bienne cette fois, des membres de la section Jura-Mittelland du syndicat du personnel des transports ont distribué des tracts sur la place de la Gare. Ils demandent des éclaircissements sur la stratégie concernant les ateliers industriels de CFF Cargo à Bienne et ont fait signer une pétition.

Le plan de restructuration concernant le volet du Call Center fribourgeois de CFF Cargo a aussi été supprimé. / ats