Etats-Unis: un policier de la ville de Marana, en Arizona, shoote un suspect avec sa voiture

Un policier de Marana, une ville de l'Arizona, poursuit un suspect qui s'enfuit, à pied. L'agent, dans sa voiture, le suit, et finit par le rattraper. Pour le neutraliser, il le percute violemment avec son véhicule.

16 avr. 2015, 13:59
Cet homme en t-shirt blanc est sur le point de se faire violemment percuter par cette voiture.

Aux Etats-Unis, tous les véhicules de police sont équipés de "dashcams", des caméras embarquées qui filment tout se qui se passe à l'extérieur du véhicule. 

En général, cela permet de justifier les interventions policières lors d'éventuelles plaintes. Elles sont parfois utilisées pour prouver qu'une bavure a eu lieu. 

Dans ce cas-ci, on ne connaît pas la motivation de la police de Marana, en Arizona. Mais c'est bien elle qui a diffusé cette vidéo récemment sur internet. 

L'Arizona Daily Star l'a relayée mardi et depuis, elle fait le tour du monde. 

On y voit la voiture de l'officier Rapiejko patrouiller à la recherche d'un suspect. Un homme qui vient de dérober un fusil dans un centre commercial (si, aux Etats-Unis, c'est possible!) et qui a tiré des coups de feu dans la rue.

Un témoin semble indiquer au policier où se trouve le fugitif. Soudain, il le repère et fonce droit sur lui, sans ralentir. De dos, l'homme ne se retourne pas et il est violemment percuté par la voiture. Il est alors projeté sur le pare-prise qui explose au passage. 

Selon ABC News, le suspect a dû être hospitalisé durant deux jours. Il va être traduit en justice pour attaque à main armée, vols à main armée et pour avoir tiré dans la rue.

Selon la police de Marana, il aurait pointé son arme sur l'un des policiers. Ce qui explique peut-être le peu de précautions prises par l'agent qui l'a percuté. Il a été suspendu quelques jours, avant d'être blanchi et de reprendre son travail normalement.

L'avocate du suspect, elle, n'est pas du même avis et estime qu'il a fait preuve d'un usage abusif de la force. "C'est un miracle qu'il ne soit pas mort."