Etats-Unis: Obama a pris un ascenseur avec un homme armé au passé criminel chargé

Tout le pays est en émoi: après plusieurs incursions d'inconnus à la Maison Blanche, un autre scandale concernant la sécurité du président secoue les Etats-Unis. Obama a pris il y a deux semaines, sans le savoir, un ascenseur avec un homme jugé dangereux et armé.

01 oct. 2014, 11:42
La directrice du Secret Service, Julia Pierson, est sous le feu des critiques après deux incidents liés à la sécurité du président.

Le fait divers aurait pu passer inaperçu si le Washington Post ne l'avait pas révélé au grand jour dans son édition de mardi. 

Aux Etats-Unis, on ne plaisante pas avec la sécurité du président. L'assassinat de Kennedy a laissé des traces indélébiles. Récemment, un inconnu est parvenu à tromper la sécurité et à s'introduire dans les jardins et même au sein de la Maison Blanche. 

Et, le 16 septembre dernier, on apprend que Barack Obama, qui visitait un centre médical, s'est retrouvé dans un ascenseur avec un homme armé au passé criminel chargé.

Il s'agit d'un agent de sécurité privé, trois fois inculpé pour agression. Au moment des faits, il était armé.

Mais les gardes du corps d'Obama n'ont rien vu. Ils lui ont simplement demandé d'arrêter de filmer le président avec son téléphone portable. Il n'a pas obtempéré et, une fois qu'Obama est sorti de l'ascenseur, ils l'ont questionné. L'homme leur a alors tendu son arme. Après quelques recherches, les services de sécurité ont découvert qu'il avait un casier judiciaire relativement chargé et qu'il aurait pu représenter une réelle menace pour le président. Or, le protocole prévoit évidemment qu'aucune personne armée ou au bénéfice d'un passé criminel, ne peut l'approcher, Il a donc clairement passé entre les mailles du filet.

Cet incident a fâché au plus haut point un membre républicain de la commission des services secrets du parlement, Jason Chaffetz, qui affirme: "sa vie a été mise en danger. Ce pays ne serait plus le même aujourd'hui s'il avait sorti son arme."

Une enquête a été ouverte par Julia Pierson, la directrice du Secret Service chargé de la protection d'Obama, pour déterminer si une faute a été commise. Du côté de la Maison Blanche, personne n'a souhaité faire de commentaire sur l'affaire.