Économie: croissance en baisse à cause de la crise de l’énergie, selon le Seco

Le ciel s’assombrit sur l’économie suisse. Le Seco a corrigé à la baisse ses prévisions de croissance. La faute à la crise de l’énergie.

20 sept. 2022, 09:38
Un resserrement de la politique monétaire aura un impact négatif sur les exportations suisses prévient le Seco.

L’économie suisse devrait être plus pénalisée qu’anticipé par le ralentissement économique mondial. Le Seco a revu à la baisse ses estimations de croissance pour l’année en cours et la prochaine et relevé ses calculs en termes d’inflation.

Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) revoit nettement à la baisse ses prévisions de croissance pour la Suisse à 2,0% pour 2022 et à 1,1% pour 2023 (PIB corrigé des événements sportifs), a-t-il indiqué mardi. En juin, il tablait encore sur respectivement 2,6% et 1,9%.


L’économie suisse a enregistré un premier semestre positif cette année, mais le tableau s’est assombri pour la suite, en raison de la crise énergétique et de la forte hausse des prix, surtout en Europe. La révision pour 2022 est aussi due au fait que la reprise économique de l’an dernier «a été plus vigoureuse qu’on ne le pensait, si bien que les potentiels de rattrapage sont dans l’ensemble moins importants», selon le communiqué.

Le contexte international difficile devrait freiner encore davantage les branches de l’industrie exportatrice.

Par la suite, l’évolution conjoncturelle dépendra principalement de celle de l’économie mondiale et de l’approvisionnement énergétique, notamment en Europe. Le Seco estime qu’il n’y aura pas de pénurie grave d’énergie entraînant des arrêts de production généralisés.

Taux de chômage plus élevé

Pour 2023, l’évolution de la demande extérieure devrait être moins vigoureuse que prévu en juin, ce qui entravera l’évolution de l’industrie d’exportation.

Le groupe d’experts s’attend également à un renchérissement plus soutenu qu’escompté à cause de l’augmentation des prix de l’énergie. Il table désormais sur une inflation à 3,0% pour 2022 et 2,3% pour 2023.

La demande intérieure devrait en ressentir les effets. Après un premier semestre vigoureux, l’évolution de l’emploi devrait ralentir cette année et le chômage devrait augmenter.

par Keystone - ATS