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Drame de Rome: la justice vaudoise attend toujours des réponses de Rome

Dans l'enquête sur la mort d'un jeune collégien à Rome en avril 2014, la justice vaudoise souhaite traiter l'enquête en Suisse, mais elle ne peut avancer sans réponse du parquet de Rome.

19 mai 2015, 19:32
Tous les élèves du collège de l'Elysée partis à Rome sont rentrés samedi matin à Lausanne, indique le canton de Vaud. Ils ont été accueillis au centre de la Police cantonale.

Plus d'un an après la mort d'un jeune collégien lausannois lors d'un voyage d'études à Rome, les circonstances du drame ne sont toujours pas élucidées. La justice vaudoise souhaite traiter l'enquête en Suisse, mais elle ne peut avancer sans réponse du parquet de Rome.

Le jeune Lausannois de seize ans est décédé d'un coup de couteau dans la nuit du 8 au 9 avril 2014 dans la chambre d'une pension romaine. Lui et deux autres jeunes avaient acheté des couteaux papillon. Sa mort pourrait avoir été causée par un jeu ayant mal tourné, une chute fatale ou un autre événement.

Dans l'enquête sur ce drame, "le for judiciaire est toujours en Italie", explique Alain Meister, premier président du Tribunal vaudois des mineurs. La justice italienne a le choix de traiter l'affaire elle-même ou de la déléguer en Suisse, où se trouvent la plupart des personnes concernées, ajoute le magistrat, confirmant des informations parues mardi dans "24 Heures".

Pénible attente

Alain Meister s'est d'emblée déclaré disponible pour traiter cette enquête si elle était déléguée en Suisse. Il est passé par l'Office fédéral de la justice (OFJ) pour que celui-ci transmette cette proposition au parquet de Rome. Qui n'a jusque-là pas donné suite, selon le juge vaudois.

"J'ai relancé l'OFJ à plusieurs reprises, qui a lui-même relancé la justice italienne", relate Alain Meister. "J'attends, je suis dépendant" de cette réponse de l'Italie. Sans vouloir interpréter les raisons de ces délais, Alain Meister admet que l'attente est pénible pour "ceux qui sont concernés".

Camarades auditionnés

Le juge des mineurs vaudois avait lui-même ouvert une instruction pénale peu après les faits, "à des fins probatoires", précise-t-il. Les quatre camarades présents au moment des faits ont été entendus par la police.

M. Meister a auditionné - comme témoin - l'enseignant qui a retrouvé l'adolescent mort dans sa chambre. Informée de ces auditions, la justice italienne n'en a pas demandé les procès-verbaux, précise le juge.

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