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Didier Burkhalter veut se montrer plus ferme

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter veut afficher plus de fermeté dans le domaine de la santé.

17 août 2011, 12:02

«Il faut désormais une attitude plus directive», affirme-t-il aujourd'hui dans une interview au «Temps». «Le Conseil fédéral va donc procéder par voie d'ordonnance», annonce le ministre de l'Intérieur.

Pour lui, le temps des discussions est terminé. S'agissant du rejet par les hôpitaux suisses de la convention passée par leur association faîtière, H+, avec celle des assureurs, santésuisse, concernant le nouveau mode de financement hospitalier, le Neuchâtelois dit qu'il ira de l'avant et tranchera.

«C'est dommage (...) Cette décision est très révélatrice du milieu de la santé, qui compte beaucoup de partenaires et d'avis», juge-t-il. Mais le projet «n'est pas compromis», selon lui. «Le Conseil fédéral va donc procéder par voie d'ordonnance, car le parlement veut un financement hospitalier unifié au niveau national, qui permette une comparaison entre établissements».

Hausses «modérées» en 2012
Le chef du Département fédéral de l'Intérieur (DFI) met par ailleurs en évidence les bons résultats enregistrés sur les coûts de la santé, qui ne progressent que de 0,7% au premier semestre 2011, selon l'Office fédéral de la santé (OFSP). C'est selon le conseiller fédéral la hausse la plus basse depuis l'introduction de la LAMal en 1996.

«Ainsi l'augmentation des coûts s'est stabilisée durant ces six premiers mois, après une année 2010 satisfaisante», constate-t-il. «Les hausses de primes que l'on craignait très fortes en 2012 devraient être assez modérées», annonce dès lors le ministre de la santé.

Débat sur la caisse unique
Un de ses objectifs principaux: «stabiliser les coûts en augmentant la qualité». A ce titre, avec le débat qui s'annonce sur la caisse unique, Didier Burkhalter dit que son opposition à l'initiative de la gauche «n'est pas idéologique». «Mais une caisse unique ne résoudrait pas» cette équation stabilisation/qualité, selon lui.

S'il admet clairement que la Suisse compte trop de caisses maladie, il estime que «le phénomène de concentration se poursuit». «Il y a une année, on comptait encore 80 caisses», contre 64 actuellement.

Avec un système de caisse unique, «on peut tout au plus imaginer agir au niveau des coûts administratifs des assureurs, qui ne représentent toutefois que 5 à 6% de l'ensemble des coûts de la santé», analyse-t-il encore.

Tirant un bilan depuis son entrée en fonction le 1er novembre 2009, le libéral-radical pense que son département a «commencé à stabiliser le paquebot santé. C'est bien, mais cela reste une réussite fragile». «Il y a encore des années de travail pour atteindre un équilibre stable», avertit le chef du DFI. /ats

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