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Didier Berberat veut favoriser le système du chèque-emploi

Plusieurs interventions neuchâteloises et jurassiennes ont été déposées au Parlement ou ont obtenu réponse: chèque-emploi, cybercriminalité, dopage au travail, cancer du colon, pâturages boisés. Tour d'horizon. Le conseiller national socialiste neuchâtelois Didier Berberat demande au Conseil fédéral, dans une interpellation, s'il est prêt à accorder un soutien logistique et informatique au système du chèque-emploi dans les cantons. Ce système, qui connaît un grand succès en Suisse romande, simplifie les tâches administratives liées aux assurances sociales pour les emplois de proximité (garde d'enfants, ménage, jardinage).

14 juin 2008, 12:00

C'est un moyen de lutter contre le travail au noir et d'assurer une protection sociale aux employés. En Suisse romande, le chèque-emploi permet de déclarer 20 millions par an, dont 10% vont aux assurances sociales. Mais ce système n'intervient qu'en complément de la loi sur le travail au noir et ne bénéficie d'aucune subvention. Pourquoi ne pas l'encourager - et le développer outre-Sarine?

Une motion du sénateur radical neuchâtelois Didier Burkhalter vient d'obtenir l'appui unanime du Conseil des Etats, contre l'avis du Conseil fédéral. Elle réclame une stratégie nationale de lutte contre la cybercriminalité, qui fait encore défaut. Entre autres exemples: des sites gouvernementaux américains ont été piratés, mais aussi le Département fédéral des affaires étrangères, le groupe Kudeslki ou l'Université de Genève.

Qu'il s'agisse d'infiltration terroriste et d'espionnage économique, la Suisse a besoin de davantage de coordination (entre et avec cantons, avec le secteur privé), de pilotage et de moyens, estime le député. Son collègue schwytzois Bruno Frick va même jusqu'à parler de la Suisse comme d'un «pays en développement» en matière de criminalité par internet.

Toujours au Conseil des Etats, le Jurassien Claude Hêche a également eu gain de cause contre l'avis du Conseil fédéral. Il défendait un postulat demandant la mise sur pied d'un programme de dépistage du cancer du colon, à charge de l'assurance maladie. C'est, rappelle-t-il, un des cancers les plus fréquents, dont l'issue est généralement fatale, faute de dépistage précoce.

Quant au Jurassien Jean-Claude Rennwald, il n'aura pas eu à convaincre le Conseil fédéral. Ce dernier se déclare prêt à accepter son postulat concernant le dopage au travail. Si un tiers des employés avouent souffrir de stress au travail, avec atteinte à leur santé, ils sont presque autant à s'y attaquer à coups de médicaments antidouleur. Le gouvernement est prêt à enquêter et à proposer des mesures.

Enfin, le conseiller national radical neuchâtelois Laurent Favre interpelle le Conseil fédéral sur les pâturages boisés. Selon lui, les promesses de soutien faites dans le cadre de la Politique agricole 2011 n'ont pas été tenues. Les critères d'expertise ne permettent pas à ces surface de bénéficier d'un soutien et la cartographie utilisée est dépassée. Le pâturage boisé est menacé de disparition, avertit le député. / FNU

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