Devant les Suisses de l'étranger, Burkhalter plaide pour l'innovation

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a signalé que les Suisses devaient maintenir leur haut niveau d'innovation pour que le pays reste fort. Par ailleurs, il a mis en garde contre une éventuelle chute des accords bilatéraux.

18 août 2012, 16:18
Didier Burkhalter s'est exprimé lors du congrès des Suisses de l'étranger, à Lausanne.

La Suisse restera forte si elle demeure à la pointe mondiale de l'innovation et de la science, a affirmé Didier Burkhalter devant le Congrès des Suisses de l'étranger. Le conseiller fédéral a souligné l'importance de l'accord bilatéral avec l'UE qui pourrait être mis en danger.

"La Suisse figure depuis trois ans au sommet du tableau de bord européen de l'innovation", s'est félicité samedi à Lausanne le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Il a indiqué que le cinquième consulat scientifique s'ouvrait cette année à Bangalore, en Inde, et que le prochain développement de ce réseau se ferait probablement au Brésil.

Pour réussir ces performances, la Suisse a besoin de l'accord bilatéral avec l'Union européenne (UE) sur la coopération scientifique. Sans ce texte, "la rercherche suisse ne pourrait tout simplement pas attirer les meilleurs étudiants et les meilleurs professeurs. Notre niveau de recherche et d'innovation ne pourrait que baisser".

Dans ce contexte, le conseiller fédéral a mis en garde et appelé à la prudence. "Nous devrons nous rappeler de cela lorsque nous voterons, comme ça sera peut-être le cas en 2014, sur la libre circulation des personnes. Si celle-ci devait s'interrompre, c'est l'ensemble de la voie bilatérale qui serait menacée", a averti Didier Burkhalter.

Responsabilité du voyageur

Au sujet du projet de loi sur les Suisses de l'étranger, le conseiller fédéral a relevé qu'il pourrait accueillir "la réflexion en cours à propos de la sécurité des voyageurs munis d'un passeport suisse". Il faut rappeler "l'importance cruciale de la responsabilité individuelle de chaque voyageur et les limites de l'intervention de l'Etat", a-t-il dit.

"Il est inacceptable que la Suisse en tant qu'Etat se retrouve sous la pression de revendications d'organisations terroristes, que ces revendications soient de nature financière ou autre", a lancé Didier Burkhalter. Le libéral-radical neuchâtelois a répété que la Suisse n'a versé "aucune rançon" dans les cas des deux jeunes Bernois retenus au Pakistan ou de la Suissesse libérée au Mali.