Des joyaux ayant appartenu à une grande-duchesse de Russie adjugés

Des bijoux, qui étaient autrefois la propriété de la grande-duchesse Maria Pavlovna de Russie, ont été adjugés à une valeur de 806’500 francs durant une vente aux enchères à Genève. Il s’agit de pièces exceptionnelles qui ont attiré des collectionneurs du monde entier.
10 nov. 2021, 21:52
Les joyaux ont été sortis clandestinement de Russie au moment de la Révolution, par le diplomate britannique Albert Henry Stopford.

Des joyaux ayant appartenu à la grande-duchesse Maria Pavlovna de Russie, la tante du tsar Nicolas II, sortis de Russie au moment de la Révolution dans des circonstances dignes d’un roman, ont été adjugés à 806’500 francs mercredi aux enchères à Genève, a annoncé la maison Sotheby’s.

Les bijoux, dont une parure ornée d’un saphir et de diamants et une paire de boucles d’oreilles, ont été adjugés à 850’000 dollars, bien plus que leur prix initialement évalué à entre 300’000 et 500’000 dollars.

La maison d’enchères a souligné qu’il était rare que des bijoux ayant un tel passé historique soient proposés aux enchères et que ces pièces exceptionnelles avec un saphir et des diamants avaient suscité l’intérêt des collectionneurs dans le monde entier.



«Nous avons une demi-parure en saphir et diamants d’une provenance exceptionnelle, avec une histoire incroyable puisqu’elle a appartenu à la grande-duchesse Maria Pavlona de Russie», l’épouse du grand-duc Vladimir, a raconté à l’AFP le chef des ventes de Sotheby’s Olivier Wagner avant la vente.

Au cours de la Révolution de 1917, la grande-duchesse a confié les bijoux à un homme de confiance, le diplomate britannique Albert Henry Stopford, qui, déguisé en femme, les a récupérés à Saint-Pétersbourg. Après les avoir démontés, il les a camouflés dans de vieux journaux. 

Après un voyage incroyable à travers les pays scandinaves, il est arrivé à Londres en bateau, où il a déposé les bijoux dans le coffre d’une banque, a précisé M. Wagner.