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Dénoncer coûte cher

Le préposé fédéral à la protection des données épingle un site de dénonciation de propos haineux. Un avocat vaudois conseille plutôt de dénoncer ces propos aux autorités.

28 mai 2018, 00:01
Illustration pour les problemes des responsables du site internet caniveau.ch

Photo: Lib / Aldo Ellena, Fribourg, 26.05.2018 ipad

Nommer les auteurs de propos haineux sur la toile et les couvrir de honte en les exposant aux yeux de tous. C’est cette méthode, appelée «name and shame», qu’avait choisie la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra)-Suisse pour lutter contre cette dérive des réseaux sociaux. Si cette pratique est très en vogue dans les pays anglo-saxons pour dénoncer le harcèlement sexuel (#metoo), la xénophobie ou encore la fraude à l’aide sociale, il s’agit d’une première en Suisse romande. Et elle a du plomb dans l’aile.

En octobre 2017, la Licra avait lancé en grande pompe le site internet www.caniveau.ch et une page Facebook liée, invitant les internautes à signaler les commentaires publiquement racistes ou antisémites dont ils sont témoins en ligne, capture d’écran à l’appui. Les cas répondant aux critères d’incitation à la haine seraient ainsi publiés, avec le nom de leurs auteurs. Mais étrangement, sept mois...

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