Cyberespace: Didier Burkhalter veut un internet plus accessible et plus sûr

Lors de la conférence mondiale sur le cyberespace à La Haye, jeudi, Didier Burkhalter a déclaré souhaiter un internet plus accessible et plus sûr.

16 avr. 2015, 12:53
Swiss Foreign Minister Didier Burkhalter addresses his statement, during the opening ceremony of the World Congress on Juvenile Justice, in Geneva, Switzerland, Monday, January 26, 2015. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Les opportunités d'internet doivent être accessibles à un plus grand nombre d'individus. Mais il faut en parallèle résoudre les défis posés par ce nouvel outil, a affirmé jeudi Didier Burkhalter lors de la conférence mondiale sur le cyberespace à La Haye.

"Nous devons tous intensifier nos efforts pour combler le fossé digital", a déclaré le Neuchâtelois selon la version écrite de son discours. Dans cette optique, il a enjoint les Pays-Bas à mettre sur pied le Forum Global sur la Cyber Expertise, précisant que la Suisse le rejoindrait en tant que partenaire fondateur.

Le conseiller fédéral a également insisté sur le besoin de trouver une solution aux défis posés par internet, à savoir l'usage du cyberespace à des fins criminelles, d'espionnage ou militaires, et la protection de la sphère privée. "Il est essentiel que les individus disposent des mêmes droits on-line que offline", a-t-il souligné.

Coopération internationale

Une coopération internationale efficace sera indispensable pour y parvenir, a estimé le libéral-radical. Selon lui, il serait judicieux de partir du consensus du groupe des experts gouvernementaux de l'ONU, qui veut que la loi internationale s'applique dans le cyberespace.

Il conviendra toutefois de clarifier comment mettre en oeuvre concrètement ces mesures et d'impliquer dans les discussions des représentants des différentes régions du monde.

Enfin, pour favoriser la transparence et la coopération entre les Etats, "la Suisse s'engage pour appliquer les Mesures de construction de confiance dans le cyberespace", a relevé Didier Burkhalter. Cet outil avait été inventé il y a une quarantaine d'années lors de la guerre froide par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Les Etats membres de l'organisation ont adopté fin 2013 un premier paquet de ces mesures. Un deuxième paquet est en cours de discussion. La Suisse et l'Allemagne ont fait des propositions communes pour améliorer la coopération entre les Etats de l'OSCE.

Stratégie nationale adoptée en 2012

Pour son déplacement à La Haye, le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) était accompagné de représentants de la Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information MELANI, de l'Unité de pilotage informatique de la Confédération, et de l'Office fédéral de la communication (OFCOM).

Berne s'est doté en 2012 d'une stratégie nationale de protection contre les cyberrisques. Ce plan d'action doit permettre de détecter de manière précoce les menaces et les dangers, de renforcer les infrastructures sensibles et de réduire les risques.