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Crédit aux crèches repêché

Le Parlement pourrait maintenir à 200 millions le crédit d?aide aux crèches. Au lieu des 60 millions prévus par le Conseil fédéral C'est par 15 voix contre 8 que la commission sociale du Conseil national a refusé de baisser à 60 millions le second crédit (pour 2007-2011) prévu pour l'encouragement à la création de crèches (photo keystone) et autres structures d'accueil extra-familial. Elle propose de le maintenir à la hauteur du premier crédit, soit 200 millions.

07 mai 2006, 12:00
Manque de structures

A l'origine, il s'agissait d'un programme d'impulsion sur dix ans, doté de 1 milliard de francs. Il s'était heurté à l'argument que ce type de prestation n'était pas du domaine fédéral, mais cantonal. Plusieurs études faisaient toutefois état d'un manque de structures d'accueil, évalué à 50.000 places, à ajouter aux 30.000 existantes. Un compromis a finalement permis de débloquer 200 millions de francs pour quatre ans (2003-2007). Mais, au moment de prévoir le renouvellement du crédit, le Conseil fédéral s'est aperçu que le premier ne serait qu'à moitié utilisé. D'où sa proposition d'abaisser à 60 millions le montant alloué pour la seconde période de quatre ans.

La commission du National admet que le démarrage du programme a connu quelques lenteurs. Certains projets étaient prêts, notamment dans les grandes villes, mais d'autres ont mis un peu plus de temps à s'élaborer, a expliqué hier son président, Pierre Triponez (PRD/BE). Car il faut présenter de solides garanties pour prétendre à l'aide fédérale.

«On ne peut pas fermer le robinet au moment où de nombreux projets sont en voie d'achèvement, qui répondent à un besoin avéré», dit Thérèse Meyer (PDC/FR), membre de la commission. Elle rappelle que la première phase aura permis de créer 13.500 places d'accueil, mais qu'il en faudrait 50.000. La proposition du Conseil fédéral est un «très mauvais signal».

En votant un nouveau crédit de 200 millions, le Parlement permet de créer encore 10.000 ou 20.000 places. Et, ajoute la députée fribourgeoise, l'argent qui ne serait pas dépensé n'est pas perdu: il restera dans la caisse fédérale. Ce point de vue l'a emporté, non seulement à gauche et au centre, mais aussi chez une partie de la droite.

Révision sans cannabis

La commission s'est par ailleurs penchée, entre autres, sur une nouvelle la révision de la loi sur les stupéfiants. Le Conseil national avait en effet enterré la précédente, qui prévoyait la dépénalisation de la consommation de cannabis. La commission propose, dans un premier projet, de reprendre cette révision, mais sans ce point contesté.

On inscrirait enfin dans la loi les «quatre piliers» de la politique menée en matière de drogues: prévention, thérapie, aide à la survie et répression. La question du cannabis sera réexaminée plus tard, en vue du débat sur l'initiative populaire «pour une politique raisonnable en matière de chanvre», déposée en janvier. L'éventualité d'un contre-projet reste ouverte. / FNU

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