Conditions de travail: une commission du National refuse une taxe sur les textiles

Par 17 voix contre 8, la commission de la politique extérieure du National veut balayer une initiative parlementaire qui vise à améliorer les conditions de travail dans l'industrie textile.

28 avr. 2015, 16:55
Bangladeshi workers work in a textile factory on the outskirts of Dhaka, Bangladesh, Wednesday, Feb. 2, 2005.The European Union has decided to give Bangladesh zero tariff entry into its US$ 70 billion clothing market from July this year, a move that may boost the country's export to the EU, according to media reports. Bangladesh, a nation of 140 million people, earns three-fourths of its foreign exchange from textile exports. The industry directly employs 1.8 million people and indirectly provides work for about 5 million.  (KEYSTONE/AP Photo/Manish Swarup)

Pas question d'introduire une taxe sur les vêtements importés en Suisse. Par 17 voix contre 8, la commission de la politique extérieure du National veut balayer une initiative parlementaire de Carlo Sommaruga (PS/GE) visant à améliorer les conditions de travail des travailleurs du textile dans les pays en développement.

Le Genevois propose une taxe de 1 à 25 centimes selon la taille et le degré d'élaboration du vêtement. Le produit alimenterait un fonds destiné à financer des améliorations pour la protection sociale des travailleurs du textile et leur sécurité au travail.

Les entreprises importatrices démontrant qu'elles appliquent une réglementation équivalente à celle prévalant en Suisse seraient exemptées de la taxe.

La majorité de la commission reconnaît, sur le fond, l'importance que revêt la promotion des conditions de travail du textile dans les pays en développement, a-t-elle indiqué mardi. Mais elle ne veut pas entraver la liberté du commerce par une taxe supplémentaire. La minorité estime en revanche que l'initiative parlementaire apporterait une solution rapide et libérale.