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Christoph Blocher s'oppose au référendum

L'UDC est divisée sur l'opportunité de saisir le référendum contre la prolongation de la libre circulation des personnes et son extension à la Bulgarie et à la Roumanie. Christoph Blocher y est désormais opposé. Le dernier mot reviendra aux délégués, le 5 juillet. La position de l'ex-conseiller fédéral et vice-président du parti pourrait faire pencher la balance. Dans une interview accordée hier à la radio alémanique DRS, Christoph Blocher, revenant sur une information du quotidien gratuit «.ch», a expliqué être toujours opposé à l'extension de la libre circulation aux deux nouveaux Etats membres de l'Union européenne.

19 juin 2008, 12:00

Mais en liant prolongation et extension, le Parlement a réussi à soumettre au peuple une question à laquelle on ne peut pas répondre par oui ou par non, s'est indigné Christoph Blocher. C'est la raison pour laquelle le Zurichois s'oppose à ce que l'UDC soutienne le référendum d'un autre parti, en l'occurrence celui de la Lega, et penche plutôt pour «la non-participation à la votation».

Un changement de cap se dessine donc au sein de l'UDC. Il y a encore un mois, le comité central avait clairement annoncé qu'il lancerait un référendum au cas où le Parlement décidait de soumettre au peuple en un seul vote l'extension et la prolongation de la libre circulation, ce qu'il a fait la semaine dernière.

Pour combattre l'extension, l'UDC se voit désormais obligée de contester l'ensemble de la libre circulation des personnes, au risque de mettre en danger les autres accords bilatéraux en vertu de la clause dite guillotine. Un risque que ne veut pas courir l'aile économique du parti, emmenée notamment par le conseiller national et entrepreneur thurgovien Peter Spuhler.

La direction du parti semble également plus prudente depuis la décision du Parlement de lier les deux sujets. La question du référendum doit être réexaminée, expliquait il y a quelques jours le président du parti, Toni Brunner. Les délégués trancheront lors de leur assemblée à Brigue le 5 juillet.

Le mot d'ordre du comité directeur sera défini la veille, a précisé le porte-parole du parti Alain Hauert. Ce dernier n'a en revanche pas voulu dire si Christoph Blocher avait déjà émis une proposition, ni commenter l'opposition au référendum de l'ex-ministre. Quant à Toni Brunner, il s'est montré tout aussi peu loquace, soulignant que le dernier mot reviendra aux 700 délégués attendus en Valais.

Mais même si ces derniers suivent Christoph Blocher, le peuple pourrait être appelé aux urnes au printemps 2009. La Lega tessinoise a en effet annoncé dimanche qu'elle voulait coûte que coûte lancer le référendum. Votation ou pas, la campagne a déjà débuté. Les milieux économiques, favorables à la libre circulation, ont commencé à publier dans la presse des encarts publicitaires. Quant aux syndicats, un temps réservé sur l'accord, ils ont finalement renoncé à lancer le référendum. En revanche, ils soutiendront l'accord pour autant que les mesures d'accompagnement visant à lutter contre la sous-enchère salariale soient renforcées. / ats

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