Bâle-Campagne: le conseiller d’Etat UDC Thomas Weber sera jugé pour gestion déloyale

Soupçonné d’avoir versé 100’000 francs en 2014 et en 2015 à l’Association centrale de contrôle du marché de travail, Thomas Weber, conseiller d’Etat de Bâle-Campagne, sera jugé à une date encore non définie. Il déclare néanmoins n’avoir aucune inquiétude sur cette affaire.
28 sept. 2020, 10:15
Thomas Weber (UDC) est chef du département de l'économie et de la santé. (Archives)

Le conseiller d’Etat de Bâle-Campagne Thomas Weber devra comparaître au tribunal. Le magistrat UDC est accusé de gestion déloyale des intérêts publics dans le cadre du contrôle du marché du travail.

Le Ministère public de Bâle-Campagne a annoncé lundi la fin de l’enquête. Il reproche au chef du département de l’économie et de la santé d’avoir versé indûment à l’Association centrale de contrôle du marché du travail (ZAK) une rémunération forfaitaire annuelle de 100’000 francs en 2014 et 2015 dans le cadre de la lutte contr le travail au noir.

En plus du conseiller d’Etat, un collaborateur de l’administration cantonale devra aussi comparaître devant le tribunal. La procédure contre une autre personne impliquée dans l’affaire a été abandonnée.

Travail au noir

La ZAK était responsable du contrôle du travail au noir dans le secteur de la construction à Bâle-Campagne jusqu’à la fin 2016. Elle avait externalisé les activités de contrôle. Selon un avis juridique du gouvernement, cette façon de procéder était contraire à la loi cantonale sur le travail au noir.

Le gouvernement de Bâle-Campagne a pris connaissance des accusations portées contre le conseiller d’Etat. Thomas Weber dit n’avoir aucune inquiétude concernant cette affaire et ne souhaite pas faire de commentaires, selon le communiqué publié lundi par l’exécutif.

La date du procès n’est pas encore fixée. La présomption d’innocence prévaut.