Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Assureurs sur la défensive

Les assureurs maladie avertissent déjà que la faible hausse des primes pour 2007 ne doit pas faire illusion. Les coûts augmenteront encore, à moins qu'on applique leurs recettes Les assureurs maladie ne publieront leurs primes 2007 qu'à la fin du mois. Hier toutefois, leur organisation faîtière, Santésuisse, n'a pas contredit le pronostic de Pascal Couchepin d'une hausse moyenne de 3%. Une progression modérée due notamment aux nouvelles règles qui ont permis aux caisses d'utiliser une part de leurs réserves pour moins augmenter les primes. L'abaissement du taux minimal de réserves (à 20, 15 et 10% des dépenses pour les petites, moyennes et grandes caisses) a donc produit son effet, selon Santésuisse.

18 sept. 2006, 12:00

A noter que, pour Pascal Couchepin, cet effet est moins déterminant pour les primes que la participation plus forte exigée des assurés qui veulent des médicaments originaux au lieu de génériques. Mais les assureurs préviennent que l'abaissement du taux de réserves est une opération unique: une fois le minimum légal atteint (dans trois ans), l'effet sur les primes disparaîtra.

Ce qui est normal, dit Santésuisse, puisque les coûts de la santé continuent d'augmenter, tant dans le secteur hospitalier que des médecins ou des médicaments. L'embellie est donc trompeuse.

Par ailleurs, Santésuisse rappelle que, dès 2007, les enfants (jusqu'à 16 ans) et les jeunes en formation (jusqu'à 25 ans) ne paieront qu'une demi-prime, les cantons étant libres de fixer une limite de revenu des parents pour en bénéficier. Cette décision du Parlement ne change toutefois rien au calcul des primes: les réductions sont à la charge des pouvoirs publics.

Marc-André Giger, directeur de Santésuisse, souligne que la règle subsiste: les primes augmentent lorsque les coûts augmentent. Si on veut modérer durablement les hausses de primes, il faut s'attaquer aux coûts. En sachant que le système actuel n'incite pas aux économies, que ce soit les assurés, les médecins ou l'industrie pharmaceutique.

Le président de Santésuisse, Christoffel Brändli, rappelle qu'une des priorités des assureurs concerne un financement hospitalier transparent, basé sur le remboursement par prestations, et des conditions favorisant la concurrence (sur la qualité et l'efficacité) entre établissements publics et privés. Sur ce point, dit-il, la révision en cours de la loi n'est pas suffisante. / FNU

Votre publicité ici avec IMPACT_medias