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Albert II de Monaco en visite sur fond de crainte climatique

Le prince Albert II de Monaco a fait part à Berne de son inquiétude face au réchauffement climatique. Il a dit partager les vues de la Confédération en la matière et soutenir, comme la Suisse, la création d'une organisation mondiale de l'environnement dans le cadre de l'ONU. Lorsque tous les scientifiques arrivent aux mêmes conclusions, «je crois qu'il faut s'inquiéter», a déclaré hier le souverain monégasque devant la presse à l'issue d'une rencontre avec la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey, alors que les Nations unies viennent de publier leur rapport sur le climat. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a aussi participé à ces entretiens.

05 mai 2007, 12:00

«Je suis persuadé qu'il y a urgence et qu'il y aura des signes évidents que le climat change», a ajouté le prince Albert II. Le souverain a aussi rencontré hier des professeurs de l'Université de Berne, qui lui ont notamment présenté des études glaciologiques.

Le prince les a remerciés pour leurs travaux, qui livrent, selon lui, des bases indispensables aux décideurs politiques. Il leur a aussi parlé de sa fondation, créée en 2006, qui s'engage dans les domaines du changement climatique, de la biodiversité et de l'eau.

En 2006, Albert II avait été le premier chef d'Etat à entreprendre une expédition au pôle Nord pour attirer l'attention du public sur la fonte des glaces polaires. «C'est l'un des aspects les plus visibles du changement climatique, dont j'ai pu être le témoin durant mes expéditions», a affirmé le souverain.

Micheline Calmy-Rey l'a remercié de son engagement personnel pour l'environnement. Elle a constaté que la Suisse et Monaco partageaient les mêmes vues dans ce domaine et les «mêmes envies» de renforcer les solutions par l'intermédiaire d'une organisation mondiale de l'ONU sur l'environnement.

Plus d'une quarantaine de pays soutiennent la création d'une Organisation des Nations unies pour l'environnement (ONUE) en lieu et place de l'actuel Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), afin de donner une impulsion politique mondiale à la lutte contre les dérèglements climatiques. Mais plusieurs Etats, industrialisés et émergents, s'y opposent.

Micheline Calmy-Rey a aussi souligné la proximité de la Suisse et de Monaco, qui ne font pas partie de l'Union européenne (UE), mais qui sont membres du Conseil de l'Europe et qui poursuivent les mêmes objectifs au sein de l'ONU. Le prince Albert II et la présidente de la Confédération ont évoqué la manière dont les deux Etats mènent leurs relations bilatérales avec l'UE, a précisé la ministre des Affaires étrangères.

Les relations diplomatiques entre les deux Etats sont excellentes et très anciennes, a encore souligné le souverain monégasque, qui a précisé qu'il venait souvent en Suisse avec sa famille. Le prince Albert II a par ailleurs salué l'accréditation d'un ambassadeur de Suisse dans la principauté de Monaco, avec résidence à Paris. / ats

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