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Affaires sociales: pas de commission d'enquête parlementaire

Dans le cadre de la gestion controversée du département des affaires sociales, il n'y aura pas de commission d'enquête parlementaire dans l'affaire Feurer. Erich Fehr et le Conseil municipal sous le feu des critiques.

27 févr. 2015, 09:37
Erich Fehr ne veut pas publier l'intégralité du rapport pour protéger certaines personnes qui y figurent.

Le Conseil de Ville biennois a refusé jeudi soir de créer une commission d'enquête parlementaire (CEP) pour faire la lumière sur les dysfonctionnements au sein du département de l'UDC Beat Feurer. Les élus ont préféré confier ce mandat à la commission de gestion.

C'est le groupe UDC qui avait déposé une motion exigeant la mise sur pied du CEP pour éclaircir la manière dont avait été menée l'enquête administrative mandatée par le Conseil municipal à la direction de l'action sociale. Cette enquête avait révélé des manquements du conseiller municipal Beat Feurer en matière de conduite.

Pour l'UDC, la commission de gestion (CDG) ne dispose pas d'une indépendance suffisante par rapport à l'administration. Mais cet argument n'a pas convaincu le législatif qui a largement rejeté le principe du CEP. A une courte majorité, il a décidé de confier ce mandat à la CDG.

Débats animés

Avant d'en arriver à cette décision, le parlement a longuement débattu l'affaire Feurer et du rapport qui lui est lié. L'UDC et les Vert'libéraux ont dénoncé les reproches formulés par le Conseil municipal, à majorité de gauche, dans le cadre de la gestion controversée du département dirigé par l'élu UDC.

Les Vert'libéraux ont notamment reproché au maire socialiste Erich Fehr et au Conseil municipal d'avoir fait de la politique partisane. Ils l'ont accusé d'avoir divulgué publiquement les fautes du chef de la direction de l'action sociale au lieu de présenter une évaluation équilibrée du rapport d'enquête.

Les Verts s'en sont eux pris au conseiller municipal UDC. Ils ont qualifié Beat Feurer de menteur pour n'avoir pas dit à ses quatre collègues de l'exécutif qu'il avait montré à des tiers le rapport d'enquête sur les graves dysfonctionnements qui minaient son département. Le document avait ensuite fuité dans la presse.

Feurer reconnaît des erreurs

Devant les élus, le conseiller municipal Beat Feurer a reconnu avoir commis des erreurs. Il a expliqué qu'il était convaincu de ne pas violer le secret de fonction en permettant à trois personnes de consulter ce document classé confidentiel.

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