9 février: les cantons romands demandent de la souplesse dans l'application de l'initiative

Les organisations internationales, le tourisme, l'agriculture, l'industrie, la santé, autant de secteurs économiques vitaux pour la Suisse romande qui ont besoin de travailleurs étrangers. Les cantons demandent donc de la souplesse dans l'application de l'initiative UDC du 9 février.
07 août 2015, 15:32
De nombreux secteurs de l'économie romande ne peuvent se passer des travailleurs étrangers.

Les cantons romands plaident pour des contingents les plus flexibles possible dans le cadre de la mise en oeuvre de l'initiative UDC sur l'immigration de masse. Il faut tenir compte des besoins spécifiques des régions en matière de main-d'oeuvre étrangère, écrivent-ils en réponse à la procédure de consultation.

Pour la Conférence des gouvernements de Suisse occidentale (CGSO), préserver les relations bilatérales avec l'Union européenne (UE) est une "priorité absolue". Les cantons romands, et une très large part de leur population, ont toujours soutenu cette voie, qui est un des facteurs principaux de succès de l'économie suisse, rappellent-ils.

Pas de concurrence délétère

Si des contingents sont réintroduits, ils doivent être formulés de façon large, selon les besoins des régions afin d'éviter "une concurrence délétère entre cantons et secteurs économiques", note mercredi la CGSO. Il convient notamment de tenir compte des nombreuses organisations internationales présentes en Suisse occidentale mais aussi des besoins du tourisme, de l'agriculture, de l'industrie et de la santé.

Les frontaliers ne sont pas des immigrés au sens strict, ce qui justifie un contingentement séparé et ad hoc, estime la conférence. Il faut en outre renoncer à un contingentement d'étudiants étrangers, "indissociables de la vigueur et de l'attractivité des hautes écoles".

La CGSO appuie les propositions du Conseil fédéral visant à mieux exploiter le potentiel de la main-d'oeuvre indigène. Mais elle estime que des mesures supplémentaires seront indispensables pour diminuer significativement les besoins en travailleurs étrangers.