Le NUC a deux matches pour repartir du bon pied

Après son faux pas face à Schaffhouse, le NUC va au-devant d'un week-end chargé. Les Neuchâteloises se rendront cet après-midi à Bienne (17h30) où plusieurs joueuses retrouveront leur ancien club, avant d'accueillir demain Guin (17h30).

09 oct. 2010, 08:05

«Je n'étais pas content de notre match face à Schaffhouse et les filles non plus. Je l'ai vu cette semaine à l'entraînement. Leur sérieux, leur envie de bosser m'ont fait plaisir», lâche l'entraîneur du NUC Philipp Schütz.

Il faudra que les Neuchâteloises concrétisent ces bonnes intentions ce week-end, où deux matches de LNA les attendent: aujourd'hui à Bienne (17h30), demain à la Riveraine face à Guin (17h30). «Exceptionnellement, lors de la théorie de jeudi, nous n'avons pas visionné nos adversaires mais notre match contre Schaffhouse (réd: perdu 3-1 dimanche). A l'heure actuelle, il est plus important de se concentrer sur nous, de progresser», explique le coach. Dont l'objectif est de faire le plein de points durant le week-end.

Pour cela, deux rencontres très différentes l'attendent. La première, à Bienne, sera celle des retrouvailles pour plusieurs joueuses. En effet, Charlotte Bättig et Barbara Ryf évoluaient la saison passée dans le Seeland. Mélanie Rossier, Diva Boketsu, Bryn Kehoe et la malheureuse Sara Schüpbach - qui a été opérée des ligaments croisés jeudi à... Bienne et qui pourra commencer sa longue rééducation (six mois) dès lundi - ont aussi transité à un moment ou l'autre par la ville de l'Avenir.

«C'est une statistique intéressante mais parler du NUC comme d'un «Bienne bis» me semble excessif. Je pense que ce match pourrait être particulier pour Charlotte Bättig et Barbara Ryf, pas pour les autres joueuses», assure le coach.

Cette rencontre s'annonce la moins difficile du week-end pour les Neuchâteloises. «Bienne mise à fond sur la formation, mais cette saison l'équipe est superjeune. C'est un risque. Elle devra se battre contre la relégation.»

Changement de décor le lendemain avec la venue de Guin. «Ce club a changé de politique, délaissant quelque peu la formation au profit des étrangères. Il en compte six. D'ailleurs si VFM n'avait pas fini par signer le «gentleman's agreement» (réd: au moins une joueuse suisse toujours sur le terrain, libero non comprise) Guin ne l'aurait probablement pas fait non plus.»

Les Fribourgeoises avaient pris la mesure du NUC lors de la Supercoupe, mais Philipp Schütz n'y voit pas un mauvais présage. «Sur le long terme, cette équipe me semble moins forte que Schaffhouse. Cela étant, elle jouera le haut du tableau. La taille représente sa force principale. Ses centrales, les Américaines Recht, figurent au Guiness Book comme les jumelles les plus grandes du monde (203 cm)!» En revanche, Guin manque de «stabilité à la réception».

Sans, bien sûr, Sara Schüpbach ni Laura Girolami (tendinite au genou) mais avec la venue de Valentina Bevilacqua, le NUC a l'intention de «présenter un autre spectacle à notre public que celui offert dimanche passé», promet le coach. Qui demande par ailleurs un peu de temps. «Avec sept nouvelles joueuses, dont la passeuse, je ne pense pas que nous pourrons être au top avant mi-novembre ou début décembre. Je ne suis pas un magicien!» /ESA