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«Vivement dimanche soir»

Les spécialistes de l'alpin et du boardercross abattront leurs derniers atouts ce week-end en Italie. ue ceux qui ont encore des ambitions olympiques se lèvent ou se taisent à jamais. Du moins jusqu'en 2010. Les spécialistes de l'alpin (géant ou slalom parallèle) et du boardercross souffleront - ou pesteront - un bon coup à l'issue des épreuves de Kronplatz. Le rendez-vous est capital: il n'y aura pas de repêchage.

14 janv. 2006, 12:00

Du côté neuchâtelois, Olivia Nobs, Mellie Francon (qui s'est blessée hier à l'entraînement) et Gilles Jaquet ont déjà rempli les critères de sélection. Mais si les deux Chaux-de-Fonnières semblent pouvoir attendre sereinement la décision finale du 23 janvier, leur compatriote compte trois rivaux sur ses talons: Marc Iselin, Urs Eiselin et Roland Haldi. Les deux premiers ont également satisfait aux critères (mais moins bien), le troisième n'a fait que la moitié du chemin.

Chacun pour soi

Les résultats plaident en faveur du double champion du monde, mais sait-on jamais. «Si l'un des trois gagne dimanche et que je réalise une contre-performance, il y aura discussion, prévient Gilles Jaquet. Au pire, si la situation est insoluble, on fera une confrontation directe lundi sur la même piste, au meilleur de cinq manches. J'espère, le cas échéant, que tout sera fair-play. Je connais moins bien le nouvel entraîneur puisque j'étais blessé l'année dernière. Et je suis le seul Romand.»

Inutile de peindre le diable sur la muraille des Dolomites. Quoique. «Je sens des tensions avec les trois riders qui ont encore une chance, souffle le Chaux-de-Fonnier. Il n'y a plus ces petits rires, ces bons conseils, ces petits trucs décontractés qui font le charme des relations amicales. Il y a moins de dialogues. C'est chacun pour soi.»

«Le pire, pour moi, serait que mon destin soit manipulé»

La où ça se corse, c'est quand la suspicion s'oriente également vers les athlètes déjà qualifiés. «Ils pourraient influencer la course. Prenez un Simon Schoch qui se retrouverait dimanche en finale avec son pote Marc Iselin, et qui le laisserait gagner...»

Il y a déjà eu un épisode que l'on peut - sans preuve - considérer comme un précédent. «Au Relais, Philipp Schoch, qui avait déjà remporté une course, a chuté deux fois en finale contre son frère Simon, alors que cela ne lui arrive jamais. On savait tous que Simon allait s'imposer. Maintenant, j'espère pour le sport que Philipp s'est battu jusqu'au bout... Le pire, pour moi, serait que mon destin soit manipulé. Que tout ne se joue pas d'homme à homme sur la piste. Cela dit, je le répète, je n'ai aucune preuve. Ce sont juste des sensations. Vivement dimanche soir, que l'on sache enfin qui va où!»

Gilles Jaquet est confiant. Veut y croire, mais pas trop. «Je respirerai une fois que j'aurai reçu la tenue olympique! Quand il y a discussion, on est parfois surpris des décisions qui tombent. La solution, c'est de gagner dimanche!»

A entendre Gilles Jaquet, le géant de demain sera une affaire helvétique. «La neige est dure et accrocheuse, il fait grand beau et on est tous préparés et entraînés pour de telles conditions.» Les quatre premières portes sont raides, le reste de la piste relativement plat. «Cette portion demande des mouvements parfaits. La vitesse, il faut la prendre avec depuis le haut.»

A l'entraînement, les Suisses ont rivalisé d'audace et de virtuosité. «Un Finlandais est venu nous dire qu'il était sur le cul de nous voir rider comme ça! C'est vrai, on attaque à fond. On n'a pas le choix.»

Le géant parallèle a beau être la marque de fabrique du snowboard suisse, il n'y aura que quatre places pour les messieurs à Turin. Et Philipp Schoch, le champion olympique, n'a pas eu de passe-droit. «On sera tous plus relax dimanche soir, conclut Gilles Jaquet. Mais au vu du niveau affiché, on peut déjà dire que ce sera dommage de devoir laisser des gars à la maison.» Quels qu'il soient. / PTU

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