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Vinokourov part et se défend

08 déc. 2007, 12:00

Le Kazakh Alexandre Vinokourov, suspendu un an par sa fédération pour dopage par transfusion sanguine lors du Tour de France 2007, a, comme prévu annoncé à Almaty qu'il arrêtait sa carrière. Il a ajouté vouloir «laver son honneur».

«J'arrête la compétition. C'est une décision définitive», a déclaré le coureur de 34 ans, visiblement abattu. «Je n'ai plus envie de ce sport (..) Je claque la porte et je pars. C'est triste que ma carrière se termine comme cela mais je veux laver mon honneur (...) Je vais prouver que je ne suis pas coupable et briser les résultats de ce test», a-t-il poursuivi.

Le coureur a accusé l'Union cycliste internationale (UCI) d'avoir exercé des «pressions» dans cette affaire et indiqué qu'il envisageait de faire appel de la décision kazakhe devant des instances internationales. «Je vais parler à mes avocats la semaine prochaine pour voir si je fais appel. S'il y a une chance, je l'utiliserai, sinon je ne vais pas dépenser de l'argent pour rien.»

Alors qu'on lui demandait s'il s'estimait victime d'un complot, il a répondu: «Pourquoi pas? Quand on a construit l'équipe Astana, des gens se sont mis à travailler dans notre dos, demandaient d'où venaient ces Kazakhs et on nous disait qu'on ne voulait pas de nous en Europe. J'ai l'impression que le cyclisme est un orchestre avec de très bons musiciens mais a un mauvais chef d'orchestre», a-t-il ajouté.

Vinokourov avait bénéficié de la relative clémence de sa fédération avec un an de suspension pour une infraction qui en vaut réglementairement deux. A titre d'exemple, l'Américain Tyler Hamilton et l'Espagnol Santi Perez, «tombés» en 2004 pour transfusion homologue, avaient été suspendus deux ans, assortis de deux années supplémentaires d'interdiction de recrutement par une équipe du ProTour. / si

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